viernes, 19 de diciembre de 2008

"Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne vient pas vous démarcher à domicile. Il faut aller à sa rencontre."



Fermin, dans L'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon

miércoles, 17 de diciembre de 2008

Listening to Spacemen 3.....

Le piano avait commencé à sonner. C’était toujours mieux que les cris de la mère, les braillements des gamins et les tambours déchaînés des meubles qui dansent. Le piano qui sonne, c’était plus agréable aussi que ce vieux chien qui ronflait la nuit dans le patio.

Elle s’en foutait maintenant. Elle était habituée à occuper les lieux ainsi. Le piano balançait des notes qui semblaient vraies, et d’autres qui paraissaient fausses. A quoi bon essayer de creuser au-delà des illusions ? De nos jours on ne peut plus croire personne. Encore moins soi-même. Alors les pianos…aucune importance.


Elle s’en foutait pas mal, car en réalité elle vivait ailleurs, très loin, dans ses histoires fantagores et polichonnes. Des histoires ou la seule morale était couronnée par le règne de l’absurde.

martes, 16 de diciembre de 2008

Mes posts se font rares voire inexistants ces derniers temps. Pour répondre à la question d'un ou d'une inconnue, oui je suis ambivalente, et par exemple j'aime et je méprise mon blog à la fois...
Mais qui n'a pas sa part d'ambivalence?
Voilà, je voulais juste écrire pour vous faire part de mon excitation, de mon envie de vous revoir tous très bientôt. Je suis remplie d'amour à la seule pensée de voir vos petits visages près de moi.
A très bientôt,
H.

lunes, 24 de noviembre de 2008

rencontres avec le web...

Tired of social networks?
You'll enjoy asocial.ws, the social network for asocial people.You can create your profile and that's all. No public page. No (boring) friends. No (fucking) messages. No groups. No (useless) applications. No (social) API. Your profile. Your data. Just for you.

http://asocial.ws/

(Ne me demandez-pas pourquoi je suis tombée dessus...)

jueves, 20 de noviembre de 2008

Une scène de la vie quotidienne : un entretien d'embauche

Au cours des dernières semaines, j’ai récolté matière suffisante à rédiger une bonne dizaine de scènes de la vie quotidienne concernant la recherche d’emploi. Si je les avais écrites, elles seraient toutes douces-amères. Et celle que je présente ici n’échappe pas à la règle.

L’annonce indiquait : le poste consiste à répartir des subventions du Fond Social Européen aux entreprises. Ces subventions se présentent sous forme de formation continue gratuite.
Rien de plus n’était précisé sur le travail, ni sur les qualifications ou le profil requis. Quant au volume de travail ou la rémunération, silence total.
J’étais donc méfiante, mais pour éviter de rater l’opportunité d’un travail potentiellement intéressant, j’ai envoyé mon CV. Le lendemain, je reçois un mail, ou plutôt une réponse automatique. Mon nom n’y est pas mentionné, et il est soigneusement évité de faire référence à un éventuel « il » ou « elle ». Bref, mon CV n’a même pas été ouvert, cependant on me prie d’appeler un certain G. au plus vite pour convenir d’un entretien. Toujours plus méfiante, je compose le numéro du mystérieux G. pour en savoir plus.

Le jeune homme a une intonation de commercial plus que de responsable des ressources humaines. Il m’explique que l'entreprise qui embauche est un centre de formation, et que le travail consiste à contacter les entreprises pour leur proposer les formations auxquelles elles ont droit, pour avoir cotisé à la Sécurité Sociale et autres taxes.

Autrement dit, c’est de la pure et simple vente par téléphone. Sauf que le produit vendu sera remboursé par la gentille Europe.

« Alors, qu’est ce que t’en penses ? »
« Oui, oui, ça me paraît bien. »
« Génial. Tu verras, c’est un très bon boulot. Tu vas faire de bonnes performances après seulement quelques heures d’expérience »
« Hahaha. Si tu le dis… »
« Bon, je te propose un entretien demain matin à 9H. Après tu verras, mais je sais déjà que tu seras intéressée parce que c’est vraiment un super boulot. Tu pourras commencer le lendemain même ! »
« …ah oui ? »
« Bon ben écoute voilà, demain à 9H, voici l’adresse … Une fois là-bas, tu demandes Madame Y. L’entretien sera individuel et dure environ 20 minutes. Oh, attend, au fait c’est quoi ton nom ? »
« H.B. Je te l’épelle ? »
« Mhh nan, nan. Ca n’a pas d’importante. On t’appellera demain. Allez, au revoir »

Evidemment, une fois la conversation achevée, je me rue sur l’ordinateur pour mener mes petites recherches personnelles. Je vérifie les dires de G., je me renseigne sur cette fameuse loi de formation continue, sur la procédure à suivre, et enfin j’épluche le site du dit centre de formation, effectivement agréé par le Ministère de l’Emploi. Je vérifie le contenu des formations. On y trouve toute une palette qui va de « comment découper et vider le poisson et les fruits de mer » à « généralités sur la jardinerie », en passant par « prévention des conflits » et « gestion du stress ».

Pourquoi pas.

Je regarde mieux. Toutes les formations sont « à distance ». C’est à dire qu’elles consistent en l’envoi d’un CD ou d’un DVD. Facturé 420 euros pièce. Remboursés par la décidemment très gentille Europe.

Au nom de la formation continue, au nom de l’innovation, au nom de l’amélioration de la compétitivité des entreprises.
Au nom du changement social, au nom du développement individuel des travailleurs, au nom de l’amélioration des qualifications personnelles.

L’espace d’un instant, mes pensées s’égarent. Moi aussi, je voudrais créer un business avec comme associé l’Europe, la gentille très gentille Europe, au nom du Bonheur Social de la Grande Communauté que nous formons.

(…)

Je me lève ce matin à 7H30, après une longue nuit de 3 ou 4 heures. Je me traîne vers les lieux du drame, avec l’inévitable boule dans le ventre pré-entretien, accompagnée de la désagréable impression d’être toute petite. J’arrive, comme d’habitude, bien en avance. Je traînasse devant le bâtiment en attendant l’heure de la ponctualité parfaite. Puis je rentre, emprunte les escaliers, premier étage m’avait dit G. Pourtant, au premier étage se trouve un cabinet de conseil, porte de gauche, et l’ambassade du Canada, porte de droite. Hm…Que faire ? Je me décide à sonner à la porte du cabinet de conseil, au risque d'un « Quoi? Un entretien avec madame Y. ? Il n’y a personne de ce nom ici, mademoiselle. »
Je prends mon courage à deux mains et rentre dans l’entreprise, le plus naturellement possible. Je me dirige vers l’accueil et m’annonce. La réceptionniste me regarde à peine, me tend un formulaire à remplir, et « on vous appellera quand viendra votre tour ».

« Mon tour ? »

Je me retourne et aperçois une dizaine d’individus remplissant le même formulaire que celui qu’on m’a donné. Et le temps que je remplisse le mien, cinq nouveaux candidats ont déjà sonné à la porte. La plupart attendent désormais debout. Je remet mon formulaire à la réceptionniste et retourne à ma place. Je repense aux mots de G., « ça n’a pas d’importance ».

Mon nom n’a pas d’importance.

J’attends 5, 10, 20 minutes. J’attends et je sens la colère monter. C’est trop. Est-ce si difficile de donner des rendez-vous, monsieur D. à 9H, madame O. à 9H15, etc.? Est-ce trop compliqué, d'un point de vue organisationnel?
L’indignation. Celle-là, on ne me l'avait encore jamais faite. Je prends mes affaires et me lève. Tout le monde me regarde. Je me dirige vers la porte. Je m’en vais, aussi naturellement que je suis rentrée.

lunes, 17 de noviembre de 2008

J'emmerde la société mais elle me le rend bien (slogan de mai 68)

L'économie est blessée, qu'elle crève!

Madame, Monsieur,

J’ai relevé avec intérêt votre offre d’emploi parue dans GrosConsDePatrons.com . En effet, votre entreprise leader dans le secteur des arnaqueurs en tout genre me fascine depuis toujours.

Titulaire de quelques diplômes universitaires sans grand intérêt, je souhaite désormais me consacrer à des tâches plus ignobles à des fins expérimentales tout autant que monétaires. Je suis une personne saine d'esprit, équilibrée, et je tiens plutôt bien l’alcool.

Au chômage depuis un certain temps, et ne touchant scandaleusement plus d’allocations, je me vois dans l’obligation de vendre illusions et naïveté.

Je me tiens à votre disposition pour une rencontre autour d’une petite ligne de cocaïne, ou plus formellement, si vous le jugez préférable, dans votre zoo avec vos gorilles et vos moutons. Pour éviter tout désagrément, je vous prie de ne pas m’appeler avant midi, je ne suis pas vraiment du matin.

Je vous prie de vous assurer de mon plus grand dégoût à votre égard.

H.

domingo, 16 de noviembre de 2008

Toutes les nuits passe le camion des ordures.
Les nuits insomnantines, je sors à l’observer.
En descendent des éboueurs, passagers armés de silence glacé.
Je me mets alors en position, du haut de mon balcon.

Travailleurs de la propreté, travailleurs dénigrés.
Que j’aime à sortir vous épier, au guêt, privilégiée sur mon balconnet.

Les petits hommes, vert et jaune vêtus, s’agrippent au camion, font un petit tour et puis déjà s’en vont. Effacé l’indésiré, disgrâce de l’humanité empaquetée, ordures amurées.

Reste l’odeur fétide illuminée par la dignité d’un labeur noble.
Elle sentait distinctement et décidément le savon. Au diable! Autant coucher avec une machine à laver.

Boris Vian

jueves, 13 de noviembre de 2008

petites histoires catalanes

Mama-, va dir el petit Serge quan es va despertar-, aquesta nit ha vingut un senyor i s’ha fet pipi al meu llit.


Roland Topor, Alibi d’enfant

jueves, 6 de noviembre de 2008

Slogan de mai 68









La hiérarchie c'est comme les étagères. Plus c'est haut et moins ça sert.

miércoles, 5 de noviembre de 2008

Ce post est dédié aux américains, qui se sont montrés bien plus intelligents que les français aujourd'hui. J'espère de tout mon coeur que se changement ne déçoive pas. Rien ne pourra réparer les erreurs de Bush, il faut maintenant regarder l'avenir et espérer que les Etats-Unis cessent de se prendre pour les gendarmes du monde.
Aujourd'hui est un grand jour!

jueves, 30 de octubre de 2008



Horizon pas net,
reste à la buvette.

Dicton de marins bretons

martes, 28 de octubre de 2008

Hay dos maneras de luchar contra el insomnio: aceptarlo o forrarse a pastillas. La segunda está al alcance de cualquiera que tenga un amigo médico; la primera, forma parte de la escuela de la vida y, como ocurre cuando está por medio la pasión de los fuertes – mirarse para adentro -, aporta una capacitad de exploración no desdeñable y unas interesantes ojeras. No dormir no siempre constituye un signo de desequilibrio. Sucede que uno medita y así, de pensamiento, llegan las noches blancas, donde la mente habita todo el cuerpo. Mis insomnios, frecuentes ya, y amigos, no le dan a mis miembros la capacidad de convertir esas horas de trabajo. Por el contrario, se quedan, perezosos, varados en la esquina de la cama, tomando por su cuenta la parte de descanso que no quiero darles, relajándose en las muchas posturas que la horizontalidad permite. Así, dejando pasar las horas sin angustia – porque cada noche no es la última de ayer, sino la primera del futuro -, he aprendido a reconocer las voces.
Crujen los cables eléctricos, las junturas de los muebles, las zonas huecas debajo de la moqueta, charlan las cañerías entre sí. De repente, en una estantería, un libro hace plaf, y yo, desde mi puesto placentero de vigilia, sé exactamente qué volumen cayó y hacia qué parte, porque mi yo diurno registró, sin saberlo, la falla que existía entre dos títulos. De noche y con insomnio eres dueña de todo y de nada, te mueves en el borde de la mitad del mundo, en la mitad del cielo y del infierno.

Maruja Torres

miércoles, 22 de octubre de 2008

Le petit prince

A la plus belle dédicace que je connaisse :

Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d’être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace : À Léon Werth quand il était petit garçon."

Et à quelques passages que je n'oublierai pas :

«C'est véritablement utile puisque c'est joli.»

« On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux »

« C'est le temps que tu as perdu pour ta rose, qui fait ta rose si importante. »


«On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser...»


...y aun puedo escuchar tu voz cuando me lo leias...

viernes, 17 de octubre de 2008

French Speakers Needed

I need help with that thing. Il faut justifier et corriger des erreurs dans des phrases en français. Il s’agit d’erreurs fréquemment répandues dans la correspondance écrite ; de pièges dans lesquels on tombe par ignorance, négligence ; de barbarismes que l’on entend souvent à la radio, à la télévision ou que l’on peut lire dans les journaux.

Pour l'instant j'ai quelques idées (après de longues réflections et quelques cheveux en moins...) mais certaines phrases me rendent tout simplement folle. J'ai donc besoin de votre aide, si vous parlez français.

Merci

H. qui en perd son français, qui n'est plus sûre de rien.


1 - Après qu’il eût dîné, il se rendit chez son frère.
Erreur :

2 - Votre calcul s’est avéré exact.
Erreur :

4 - Je vous présente mon collègue, le Docteur Solar.

5 - Ils ont commémoré le dixième anniversaire de sa mort.
Erreur :

6 - Le différent qui les oppose nuit à une bonne relation commerciale entre les deux sociétés.
Erreur :


7 - Vous n’êtes pas sans ignorer que nous seront fermés du 15 au 31 août.
Erreur :


8 - Les marques de sympathie que vous leur témoignez leur vont droit au coeur.
Erreur :


9 - Cela se passait naguère, aux temps des rois fainéants.
Erreur :


10 - Nous vous informons que des travaux dans la rue piétonne commenceront le 15 janvier.
Erreur :

miércoles, 15 de octubre de 2008

Une scène de la vie quotidienne : La nouvelle cuisine espagnole


Ce soir là j'avais décidé de présenter le meilleur de la cuisine espagnole à mon amie T. Je lui avais déjà mis l'eau à la bouche plus d'une fois en lui évoquant les milles saveurs de cette cuisine colorée. Je souhaitais donc l'emmener dans un bon restaurant, et surtout fuir les tapas noyées dans l'huile sale qu'on se fait servir dans certaines tavernes.
Un établissement au coin de la place de la Révolution, qui semblait correspondre à mes besoins, a attiré mon attention. Sur la carte, des mots qui éveillent les papilles, des mets sophistiqués, des promesses de sensations culinaires délicates et étonnantes.

Quelques instants plus tard les premiers plats nous arrivent déjà, en faible quantité mais Dieu quelle merveille! Un raffinement que même l'arrogance française serait obligée d'admettre.
Soudain, T. s'exclame : "Aghhhh y'a une bête sur le mur". Je me retourne et me retrouve nez à nez avec elle, ses antennes qui gigotent, ses petites pattes indécises, son comportement imprévisible. La bête n'est pas bien grosse mais son petit corps...a tout du cafard. Un petit cafard, certes, mais un cafard. J'en suis presque sûre.

La petite bête finalement s'éloigne à plusieurs mètres de nous. Je prends une grande inspiration. Il faut que j'affronte ma phobie, il faut à tout prix que je me calme. Après tout, j'ai déjà vu des dizaines de cafards 4 ou 5 fois plus gros, quand ils habitent les rues l'été, quand on les voit savourer la chaleur inhumaine du métro, quand ils s'invitent dans les appartements en ville. Non, non, l'été est fini, on est fin octobre et les grandes chaleurs sont derrière. J'ai survécu et je ne veux pas replonger dans l'angoisse.
J'arrive peu à peu à me raisonner, jarrive à continuer mon repas, mais les plats ont déjà perdu de leur saveur.
Soudain, T. lâche un "H........." d'effroi. Je suis son regard, et là, horreur! Un cafard court à toute vitesse sur le sol, mais comment peuvent-ils aller aussi vite, mais comment et pourquoi, et la bête s'approche dangereusement de notre table, je me lève sans réfléchir, je ne suis plus moi, "faut l'écraser, T., faut l'écraser, écrase le"

"non je peux pas, écrase le toi!"

Sans réfléchir je tape mon pied sur le sol pour l'écraser, je le loupe, le cafard se met à courir encore plus vite, mais comment peuvent-ils aller aussi vite, mais comment et pourquoi, et là BAM! - je redonne un grand coup avec mon pied, et cette fois ouais je l'ai eu, ouais je l'écrase comme une merde, je l'extermine yeah, c'est moi qui gagne c'est moi la plus forte, victoire! Ah!

Je ne suis pas peu fière. Mon coeur bat à tout rompre. C'est le deuxième cafard, il doit en avoir d'autres. Sur le mûr revient le premier cafard, avec ses petites pattes toujours aussi hésitantes et ses antennes qui bougent. Il pourrait être prêt à nous sauter dessus. La parano grandi, au secours il va sauter, il va sauter me punir j'ai tué son ami, il va sauter j'en suis sûre. Je regarde T., elle est livide, au bord de la crise de panique. Elle m'implore : "H......."

On se regarde. Blanches comme des linges qu'on est. Blanches prêtes à s'évanouir.
Un serveur arrive "Que pasa chicas? Hay un problema?" Et moi : "si, si que hay un problema, mira hay una cucaracha aqui en la pared" Et il me répond qu'elle doit venir de dehors, mais non il ment, elle vient d'ici, elle vient d'ici parce qu'elle habite ici, avec sa famille, ses amis, ses cousins, elles se nourrisent dans la cuisine, quand elles s'ennuient elles viennent menacer les clients. Moi j'en connais un rayon sur les cafards, Monsieur. Qu'on n'essaie pas de m'entourlouper!
Le serveur va chercher son collègue, un grand dadais qui ressemble à une grosse brute allemande, aimable comme mon cul. L'allemand prend un mouchoir et attrape le cafard. "ya esta" qu'il nous dit, avec son regard de c'est pas la ptite bête qui va manger la grosse. J'ai envie de lui foutre mon point sur la gueule.

Avec T. nous passons en revue l'ensemble du restaurant. Il y a un cafard sur la porte de la cuisine, il y a un cafard sur le sac d'un client innocent de la table derrière moi, il y a même un cadavre sur le sol, et un autre sur ma bouteille de bière.
Parano. Horreur. Les images défilent. J'essaie de les contrôler, je sais que ça va trop loin. J'imagine des cafards dans mon sac, des cafards qui sautent dans mes cheveux, j'imagine des cafards qui se mettent à voler dans tous les sens, j'imagine des cafards sous mes vêtements....
On paie. On se barre. On a pas eu une seule discussion du repas.
6 cafards en moins d'une heure. C'était mon expérience de la nouvelle cuisine espagnole.


martes, 14 de octubre de 2008

Estimada H.


Te anuncio que tu perfil NO se ajusta a nuestras necesidades y que seleccionaremos a otra persona para cubrir ésta vacante.
De todas maneras, te animamos a seguir consultando nuestras ofertas e inscribirte en aquellas que te interesen. Si tu perfil encajara en alguna nueva vacante de alguno de nuestros negocios te incluiremos automáticamente en el proceso de selección.
Gracias por tu participación.
Gracias por tu participación.
Gracias por tu participación.
Gracias por tu participación.
Gracias por tu participación.
Gracias por tu participación.
Gracias por tu participación.






domingo, 28 de septiembre de 2008

Laura, enfermera española viviendo en Londres. En 2 frases.

"Para qué acudir a Londres cuando se vive a dos horas de ella aunque se suponga que es en su corazón donde habitamos, cuando se trabaja a dos horas de Londres en una dirección diferente del centro y de nuestra vivienda, cuando el cansancio nubla los pensamientos al regresar del trabajo, de las horribles madrugadas, de las calles húmedas, oscuras a esas horas, cuando los autobuses de dos plantas dejan de sorprender, cuando no se espera nada de la comida, del olor a desinfectante que señala en los pasillos del hospital la huella del turno de limpieza nocturna, del color indeterminado de los muros del hospital, del acento ronco que mantiene el espñol del turno de limpieza de su planta, ¿tu eres español?, y te mira torciendo la cabeza, en un gesto quizá ensayado, duro, y te dice yes, del café aguado, del té que estriñe, del maldito idioma que cuando empieza una a controlarlo se da cuenta de que no tiene idea, sorry, could you repeat?, please, hay que decir please, si no eres maleducada, rude, pero en España, o sea, Spain, no decimos por favor continuamente, somos maleducados en España, y a veces la gente no te entiende por la calle cuando le preguntas por una dirección, el idioma que creías controlar, de las reuniones con españoles, italianos, colombianos, de las conversaciones de siempre, si tú decías que ibas a integrarte, y le dices al español, porque ya sabes que es español, te lo confirmó una compañera, le dices al español del turno de limpieza de tu planta si le apetece tomarse un café, ¿eh?, ¿nos tomamos un café?, venga, te invito, vaya horas para trabajar, ¿eh?, no son horas ni de salir si de entrar, y él, con un cigarro en la boca, compone un gesto de actor de cine negro, impávido, hasta que dice no, I´m really tired y se va, de subir las escaleras, del olor de la habitación triste de las enfermeras, de los rostros adustos, secos, de la extrema corrección de los médicos, de las mentiras que llenan las postales que envías, postales con la fotografía un millón de veces reproducida de una cuidad que queda lejos, al otro lado de los gruesos muros, de los ventanales de doble vidrio de este hospital, al otro lado del frío, del libro de gramática inglesa que guardas en el bolso para repasar en el autobús, un autobús alto que te aleja de la calle, la calle abajo, negra, mojada, del cielo gris, de la no risa, porque Laura descubre que ése es el gran síntoma, la no risa, el no tener si quiera la oportunidad de hacer reír, el pasar los días sin pena ni gloria.
Sola."
Pablo Aranda, Ucrania.

martes, 23 de septiembre de 2008

paro de nuevo

Et aujourd'hui déjà mon dernier jour de travail, juste quand ça commençait à me plaire, même si y'a rien de plus agaçant qu'un réveil qui sonne et vous tire d'un sommeil profond.
Et aujourd'hui déjà la fin d'un début laboral dans ce pays, même si cette labeur et ses contraintes me faisaient trépiner d'impatience "zveux finir la zournée".
Aujourd'hui dernier jour au boulot, alors que je m'intégrais en douceur dans le réseau, qu'aux quatre coins du monde on m'écrivait "hello H.". Ouais j'aimais ça.
C'est fini terminé, ça me fait chier, un peu. J'avais cessé de me plaindre. J'étais presque docile.
Mais quand je pense à ce que les transactions que j'ai réalisées aujourd'hui, rien qu'aujourd'hui, ont fait gagner en commissions l'équivalent de trois fois et demi mon salaire mensuel, j'me dis :
BANDE D'ENFOIRES

domingo, 21 de septiembre de 2008

No pasa nada...

...Se suele aliviar tras la defecación

lunes, 15 de septiembre de 2008

15 Septembre 2008 - mort de Richard Wright

Aujourd'hui est décédé Richard Wright, clavériste des Pink Floyd, à l'âge de 65 ans.
J'écoute en sa mémoire le superbe, le magnifique "The Great Gig in the Sky", qu'il a composé il y a maintenant 35 ans.
Et les paroles de la chanson me laissent pensive.

J'espère que tu trouveras the Great Peace in The Sky, artiste.
"And I am not frightened of dying, any time will do, I don't mind.
Why should I be frightened of dying?
There's no reason for it, you've gotta go sometime.
I never said I was frightened of dying."

domingo, 14 de septiembre de 2008

Pour T. (F.)

Ce post est pour toi, ma chère T., ou F., si tu préfères.
Ce post est pour toi mon amie.
Je pense souvent à ta future visite.
Je pense aux endroits que je vais te faire découvrir, aux festins que nous allons partager, aux longues heures que nous passerons dans diverses échoppes, assises, debout, puis se dandinant aux rythmes de je ne sais quelle chanson, voyant défiler les tournées, nous perdant dans des effluves de bons sentiments flottants.
Je pense aux orgasmes musicaux que tu vas m´apporter, ca je le sais, pour ca je te fais confiance aveugle mon amie.
Respect.
Je pense à ta petite tête étonnée, parfois sceptique, quand je te ferai à mon tour déguster mes dernières sensations musicales.
Je pense aux longs débats que cela va engendrer.
Je pense déjà à tous les souvenirs que nous allons nous remémorer, j´en oublie des tonnes tu vas me les remettre en tete, tu en oublies des tonnes je vais te les faire revivre.
Je pense à t´écouter, avec tout mon intérêt, avec toute mon attention, m´expliquer quels sont tes projets, tes doutes, tes rêves, tes angoisses, tes douleurs et tes espoirs.
Je pense à ce sentiment, lorsque l´on s´arrête à contempler le temps qui s´est écoulé. Je pense qu´on se dira la même chose, que tout cela est bien trop compliqué, qu´on s´imaginait pas ca quand on avait même pas 20 ans, et qu´on fumait nos joints dehors, dans cette ville sans âme d´ou on vient.
Je pense à ce que je vais à mon tour te raconter, t´expliquer comment tout à changé, et pourtant tu veras bien vite que je reste exactement la même personne, celle que tu as connu il y a maintenant si longtemps, et celle que j´espère tu connaîtras toute ta vie.
J´attends de voir quel regard tu portes sur la ville, sur les gens, comme si ce regard allait m´ouvrir de nouvelles portes, élargir ma perception. Et puis cette fois ca sera à mon tour de t´enseigner quelques mots d´espagnol.
Ca fait tellement longtemps, T., ca fait trop longtemps qu´on ne s´est pas vues.
I miss you.
J´ai tellement hâte.
H.

viernes, 12 de septiembre de 2008

ma semaine

Je me tape, depuis presque une semaine, la première (et pire) gastro de ma vie.
J'en ai trop marre!!
Agh. Au moins je suis maintenant payée pour aller au toilettes...

martes, 2 de septiembre de 2008

bam

Et j’ai enfin ouvert cette porte. Mon frère était là, adossé au mur. Il m’attendait, comme je l’avais prévu, ou presque. Je me trouvais dans un état second, comme hypnotisée. Je n’ai pas eu le temps de bien analyser la situation.

Je ne sais toujours pas comment je me suis retrouvée trempée dans la magouille. Je pensais qu’en ouvrant la porte je trouverais une raison à tout cela. J’avais pas mal pensé les derniers temps. Ca faisait 2 ans que j’avais arrêté les conneries. En fait, depuis que le petit était né. Ca m’avait prendre un coup. Mes priorités avaient changées, disons. J’avais direct démissionné de mon poste de fonctionnaire.

Dans ce pays de merde la moindre entorse se payait chère. Et les dirigeants s’en foutaient plein les poches, bien sûr. Car des gars comme mon frère, ou même moi avant, ça les arrangeait bien qu’on existe. Grâce à nous ils pouvaient se payer leurs pouffiasses et leurs banquets arrosés.

Les gars avaient buté mon frère. Et ils avaient du le faire parler avant. Ce crétin avait du leur dire que j’allais arriver. Quel imbécile. Les gars étaient disposés en demi-cercle, face à moi. Ils me regardaient. Ils étaient 4 ou 5 - quelle importance maintenant ? Ils me regardaient, ouais, sourire au lèvre, flingue braqué sur moi.

« Allez-y, je suis prête ».

miércoles, 27 de agosto de 2008

back in the game

Après 6 mois de chômage, je reprends enfin une activité!

Quelle joie! Je rayonne d'envie de labeur.

J'attends, sur mes guêts,

La Pause-café.

J'exige un fauteil de velours pourpre,

Un bureau fait d'ébène obscur;

Et bien sûr, j'obtiendrai vue sur tourniquets.

Je veux me moquer du patron,

Je veux faire tourner en bourrique les collègues.

Je veux travailler et faire mon come-back in the game.

martes, 26 de agosto de 2008

tele-bibies






Rien de plus doux qu'une télévision qui s'éteint,


Schhhlischh...silence, rien.


Sensation si légère,


Brume de libération.


Enfin de l'abrutissement je suis rescapée.

Dans ton écran noir, large et épais,

Je ne vois plus que mon béat reflet.

Abasourdie par tant de connerie,

Je ne suis pas tout à fait guérie.

domingo, 24 de agosto de 2008

Méditations.....

Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi même le chemin. BOUDDHA

Vous avez 4 heures.

miércoles, 20 de agosto de 2008

Votez pour moi

Prolétaires de tous pays,
REPOSEZ-VOUS!

domingo, 17 de agosto de 2008

Parole sage

Une parole sage
est plus cachée que l'émeraude.
Pourtant on la trouve auprès
d'humbles serviteurs qui broient le grain.

Ptahotep

jueves, 14 de agosto de 2008

Chine, JO, Sarko, DL


Je reviens sur Sarkozy et les JO, Sarkozy et la Chine. J'y reviens car décidemment je n'arrive pas à comprendre.

Aujourd'hui, la première page du Figaro Economie de maminou titre "EDF finalise un accord nucléaire avec la Chine". Dans l'article, on y apprend que le contrat prévoit la construction de deux centrales nucléaires en Chine, vendus pour la modique somme de 8 milliards d'euros chacun. L'accord doit encore recevoir l'ultime approbation des autorités chinoises, cependant. Sarkozy doit donc se tenir à carreaux. Et ignorer le Dalaï Lama, par exemple, qui vient d'entamer une visite de 12 jours sur le territoire français. Notre cher président ne va même pas l'accueillir, dans le souci d'épargner la suseptibilité de la Chine. Bien entendu. L'ambassadeur de Chine à Paris, M. Kong Quan, avait affirmé que son pays était "fermement" opposé à toute rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le dalaï lama. Il faut naturellement se plier aux souhaits des chinois, ça paraît tellement logique.


En tout cas, cela ne semble pas poser problème à Sarkozy, qui voit les Jeux Olympiques de Pékin comme "l'occasion d'accompagner la Chine dans l'ouverture, la tolérance, le progrès." C'est bizarre, mais j'avais l'impression qu'il pensait autrement il y a quelques mois. Mais qu'a pu donc lui faire changer d'avis? Son optimisme légendaire s'accompagne d'une certaine prétention, puisque selon lui, "si le dalaï lama et les autorités chinoises se parlent, c'est grâce à la France". Encore plus fort : "Je contribue plus à l'avancée des droits de l'homme que M.Ménard (le président des Reporters sans Frontières)". Il est pourtant notable que même George Bush se montre bien plus critique que Sarkozy quant à la politique repressive du gouvernement chinois.
Pourtant, notre héros Sarkozy conclue : "J'ai fait mon devoir et, au moins, moi, j'ai ma cohérence."


J'ai drôlement envie de mettre ici quelques citations du Dalaï Lama :


«Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel.»

«C’est en parvenant à nos fins par l’effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d’autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique.» - Sagesse ancienne, monde moderne

«On ne peut être aimant et compatissant sans contenir ses désirs et ses intérêts immédiats.» - Sagesse ancienne, monde moderne

«Lorsque nos intentions sont égoïstes, le fait que nos actes puissent paraître bons ne garantit pas qu’ils soient positifs ou éthiques.» - Sagesse ancienne, monde moderne

sábado, 9 de agosto de 2008

Jeux de merde


Alors que des milliers de Chinois, de sportifs du monde entier, Sarkozy père, Sarkozy fils, etc. faisaient hier la fête dans le stade olympique de Pékin pour la cérémonie d’ouverture de JO, des militants de Reporters sans frontières et des partisans de la cause tibétaine manifestaient devant l’ambassade de Chine à Paris. J’étais parmi eux.


La manifestation avait été interdite par la préfecture de police, puis finalement autorisée, au dernier moment, par décision du tribunal administratif. L’organisation Reporters sans frontières, à l’origine de la manifestation, avait en effet saisi le juge administratif pour protester contre cette interdiction scandaleuse.


Manifestations…


La dernière fois que j’ai pris part à une d’entres elles remonte à bien longtemps. Et pourtant je m’indigne chaque jour ou presque, en silence ou avec des amis proches. Il est tellement bon de pouvoir s’unir à des gens, d’exprimer son avis, en unisson avec une foule d’individus qui s’accorde à penser dans la même direction. Qu’il est bon de pouvoir crier l’injustice, de toutes ses forces, sans se retenir.


Quelques points m’ont déçue cependant. La manifestation était relativement petite – 600 personnes selon la police (qui elle, était massivement présente).

Je m’attendais à une mobilisation plus forte. Je pensais que la cause du Tibet avait plus d’écho dans notre pays. (La manifestation “virtuelle” devant le Stade Olympique, soit dit au passage, également organisée par Reporters Sans Frontières, a cependant réuni plus de 10.000 internautes.) Autre déception, le manque de dynamique informative. Pas un discours, pas un stand d’information, pas de débat, rien. Juste une poignée de slogans faciles (« Liberté pour le Tibet », « La Chine, hors du Tibet », « Sarko, collabo », ou encore « Jeux Olympiques 2008, jeux de la honte ») braillés durant des heures sans une seule pause. J’avoue qu’au bout d’un certain temps, et je doute fort être la seule dans ce cas, je ne savais même plus pourquoi j’étais là. Enfin, plus exactement, je répétais les slogans comme un robot, sans réfléchir à la situation en Chine et au Tibet. J’étais juste prise dans mon élan, à répéter les mêmes phrases en boucle pendant des heures.

L'inespéré

Si tu n'espères pas l'inespéré,
Tu ne parviendras pas à le trouver :
Inexplorable, inaccessible est son chemin

Héraclite

miércoles, 30 de julio de 2008

On the road again

Dans un cyber cafe de Poble Sec, avant de prendre l´avion pour la France. C´est l´heure de la sieste et tout marche au ralenti. Je suis en transit, encore et a nouveau. L´autre jour ici meme j´ai fait la connaissance d´un oiseau mort. Il gisait a coté de moi et paraissait m´accompagner dans mes méditations.
L´oiseau n´est plus. L´oiseau a disparu. J´aime a m´imaginer que la vie est revenue a lui. Je le vois déployer ses petites ailes pour poursuivre son chemin.
Aujourd´hui, c´est un sac que j´ai a coté de moi.
Le sac du 3eme déménagement en 4 mois. Le bout de vie que j´emporte avec moi. Le reste est éparpillé dans plusieurs foyers. Et je ne sais pas bien lequel est le mien.
Je crois que j´aimerais bien un peu plus de stabilité, et des projets un peu plus a long terme. Une esquisse de route a suivre. En fait, j´aimerais simplement pouvoir vivre en harmonie dans cette incertitude, dans ce flottement permanent qui m´habite. Et en faire une force. Ne jamais laisser place a l´intranquilité, l´angoisse du néant et des tourbillons sans issue.
Parce que je sais que de toute facon, la vie est faite de brouillons perdus.

sábado, 26 de julio de 2008

martes, 22 de julio de 2008

Allée piétonne d´une bourgade catalane


Et quelque part le vent continue de faire virvolter ces couleurs.

domingo, 20 de julio de 2008

Facemerde



Je viens de fermer mon compte Facebook. Pour de bon. Il y a un ou deux ans, j´ai fait l´erreur de repondre a une invitation et de m´y inscrire. Au bout de quelques mois je me suis rendue compte que j´y perdais mon temps, entre tests débiles et jeux sans intérêt. J´ai alors désactivé mon compte, et vécu de paisibles jours sans entendre parler de friend request, poke ou autre stupide compatibility test.
La seconde erreur, plus grave puisque je connaissais la machine Facebook, a été de réactiver mon compte. Pourquoi? Je ne saurais que dire... Disons que je me suis dit que c´était un moyen de rester en contact avec certaines personnes, et de retrouver des personnes du passé. Je sais que l´excuse ne tient pas la route, mais pourtant j´ai réouvert le compte, en me promettant de ne pas me soumettre aux tests et autres conneries.
J´ai repris contact avec quelques personnes plus ou moins perdues de vue, et j´ai ignoré les jeux idiots. Cependant, ce qui s´est passé en l´espace de quelques jours m´a obligé a me suicider facebookement à nouveau. Et cette fois-ci je ne ressusciterai pas. A mon grand décontenancement, j´ai recu 3 invitations de personnes qui ne me salueraient même pas dans la rue si je les croisais. Comment peut-on demander à quelqu´un d´être son ami sur Facebook quand bien même cette personne n´a aucune valeur a ses yeux, ou pire, à quelqu´un que l´on ne supporte pas?? Que se passe-t-il dans la tête de ces individus? Est-ce la quête d´une popularité apparente? La fierté d´avoir 246 amis virtuels? C´est étrange, c´est quelque chose que j´ai du mal à comprendre, et c´est hors de question que je rentre dans ce jeu malsain et hypocrite.
Alors voila, Facebook, je te présente mes adieux et te souhaite bon voyage au Royaume de l´Hypocrisie, pays ou le vent souffle et emporte avec lui toute tentative de sincerité.

jueves, 17 de julio de 2008

non non pas (encore) morte

Ca fait un bout de temps que je n´ai pas actualisé...et j´avoue que ca m a manque! Je n´ai guere l occasion de me rendre sur internet les derniers temps et je profite donc de ce passage eclair pour laisser un petit mot ici.
Depuis tout ce temps, beaucoup d´eau a coule sous les ponts, entre un demenagement eprouvant, l arrivee des chaleurs et des cafards, une expedition dans les terres catalanes et le commencement d un nouveau cours d español. Je tenterai d´etre un peu plus presente les jours qui suivent!
J´espere que mes lecteurs se portent bien!
Un grand bisou a tous,
H.

viernes, 27 de junio de 2008

Por mis orejas y bigotes, qué tarde se está haciendo !


Se puso otra vez a mecer al niño, cantándole una especie de canción de cuna ; y sacudiéndolo con violencia al final de cada verso :

Háblale con rudeza a tu muchacho,
Y golpéalo cuando estornuda :
Sólo lo hace para irritarte,
porque sabe que eso molesta

CORO

Guó ! Guó ! Guó !

Al cantar la segunda estrofa de la canción, la Duquesa zarandeó al niño hacia arriba y abajo con violencia, y el pobrecito gritaba tanto que Alicia apenas pudo oír la letra :

Le hablo con severidad a mi muchacho
Y le golpeo cuando estornuda,
Porque es capaz de disfrutar
La pimienta, cuando quiere !

CORO

Guó ! Guó ! Guó !

- Ven ! Ahora puedes acunarlo un poco, si quieres ! dijo la Duquesa a Alicia. Tengo que ir a preparame para jugar al croquet con la Reina.

(…)

Alicia emzaba a pensar : « Y qué voy a hacer con esta criatura al regresar a casa ? », cuando la criatura gruño otra vez, tan violentamente, que ella le miró la cara alarmada. Ahora no había ningún error : era ni más ni menos que un cerdo, y Alicia comprendió que sería del todo absurdo transportarle más lejos.

Así que dejó al animalito en el suelo, y se sintió más aliviada al verle trotar tranquilamente hacia el interior del bosque.

- Si hubiera crecido –dijó Alicia para sí – seria un niño terriblemente feo, pero como cerdo es bastante bien parecido.

(…Alicia continuó su camino por el bosque, donde reencontró al Gato de Cheshire...)

- Querría decirme, por favor, qué camino debo tomar para salir de aquí ?
- Eso depende mucho del lugar adonde quieras ir, dijo el Gato
- Me da lo mismo el lugar… dijo Alicia.
- Entonces no importa qué camino tomes, dijo el Gato.

(…)

- Qué clase de gente vive por aquí ?
- En esa dirección, dijo el Gato, moviendo su pata derecha, vive un Sombrerero ; y en esa dirección – moviendo la otra pata – vive una Liebre de Marzo. Visita a quien prefieras : los dos están locos.
- Pero yo no quiero andar entre locos – observó Alicia.
- Oh, no puedes evitar eso – dijo el Gato -. Todos estamos locos acá. Yo estoy loco. Tú estás loca.

(…)

- Dicho sea de paso – dijo-, qué se hizo del bebé? Casi olvido preguntarlo.
- Se transformó en un cerdo – dijo Alicia tranquilamente, como si el Gato hubiera retornado por un medio natural.
- Imaginé que lo haría – dijo el Gato, y se desvaneció nuevamente.


Alicia en el País de las Maravillas, Lewis Carroll, 1865.

lunes, 23 de junio de 2008

Une scène de la vie quotidienne - la queue des toilettes dans un festival


Dimanche très agréable, malgré la chaleur écrasante qui m’abrutit. Début de journée aux sons de Bob Marley. Taboulé et confiture de prune maison dans un jardin squatté par des hippies (un des rares endroits de la ville où le temps semble ne pas s'écouler).

Aujourd’hui il y a un festival gratuit sur la colline de Montjuïc. Pour s’y rendre, il faut prendre un bus qui nous emmène tout en haut. Après une longue marche sous le soleil, nous arrivons à l’arrêt de bus, où se trouvent déjà quelques futurs festivaliers. Un type avec un appareil photo dernier cri prend discrètement mes chaussures en photo. Tout va bien, rien d’anormal… Le bus arrive, refuse nos compagnons de route car l’un d’entre eux transporte un petit chaton dans son foulard.

Au bout d’une heure nous arrivons tout de même sur les lieux. Le festival est tout petit, caché derrière un château. L’ambiance est familiale, bon enfant. La musique n’est rien d’extraordinaire, juste bien, agréable. Je vais pas non plus me plaindre, c’est un festival gratuit. J’ai tout ce qui me faut pour être bien : musique live, transats éparpillés dans l’herbe, ombre des arbres, sans oublier la petite buvette juste derrière moi. La température commence à redescendre, en prenant l’exemple sur le soleil. Je m’imprègne en douceur des lieux et de l’atmosphère, tout en sirotant une petite bière bien fraîche. C’est encore l’après-midi, il n’y a pas de déchainement de foule. Tout est tranquille.

Tranquille, oui, et je suis bien. Le seul et unique bémol est mon envie de faire pipi. Rien de bien méchant me direz-vous. Certes, mais comme dans tout festival, l’épreuve des toilettes peut se révéler délicate. En l’occurrence, il n’y a ici qu’une seule toilette, et la queue que j’aperçois me fait retarder le moment de m’y rendre.

Un peu plus tard, alors que mon envie d’uriner est difficilement supportable, je me rue vers le sanitaire - il n’y a pratiquement personne. Juste 3 personnes devant moi. La première, une jeune demoiselle, téléphone portable à la main, semble engagée dans une conversation passionnante. Elle porte un grand sac, duquel une brosse à dent dépasse d'un trou, prête à se faire la malle. J’hésite à lui faire remarquer, mais la cabine se libère et la jeune fille s’y infiltre, tout en parlant dans son téléphone. La personne suivante est une jeune maman avec sa petite fille. La gamine a 6 ou 7, et se dandine au son de la chanson. Soudain, elle se met à se trémousser de manière disons...osée, mimant l'acte sexuel dans une posture aguicheuse. Des expressions pornographiques se mêlent à son rire poupin. Sa mère, un peu gênée, tente de lui retirer la main de son sexe. La mioche lui dit : « mais non, c’est comme ça que ça se danse, maman ! ». Le type devant moi fait mine de regarder ailleurs.

La porte des toilettes s’ouvre. La jeune fille au portable ressort, elle n’a apparemment pas cessé sa conversation en pissant. J’ai toujours envié les gens qui peuvent faire plusieurs choses à la fois.

La jeune mère et sa fille rentrent dans les toilettes. Quelques minutes s'écoulent. Elles sortent, et le type devant moi s’y engouffre à son tour. J’essaie de me concentrer sur le groupe qui joue pour oublier que je vais me pisser dessus. Je me laisse absorber et ne remarque pas que le type a déjà terminé - quelle rapidité bienveillante ! Il me tend la porte. Sur son visage est figé un mystérieux sourire du genre « tu vas voir ce qui t’attend à l’intérieur ! ».

Et là, l’espace d’une seconde, j’ai un flash de tout ce que j’ai eu l’occasion de voir dans des chiottes de festival :
De la pisse à foison, bien sûr, mais aussi :
Des excréments sur la cuvette, dans ses formes les plus diverses et sous ses aspects les plus originaux ;
Les mouches qui virevoltent autour ;
Du vomi, avec ou sans morceaux ;
Des canettes de bière qui tapissent le sol plein de boue ;
Des tampax dégoulinants de sang déposés à côté du papier toilette ;
Des capotes usagées ;
L’odeur nauséabonde, quand il fait tout noir et que tu ne vois rien.
Les gros cons bourrés qui secouent la cabine des chiottes quand tu es à l’intérieur.
Et tout ça, quand tu dois pisser tout en maintenant la porte fermée car le loquet a sauté.

Alors non, le sourire du type ne me rassure pas du tout. Mais je n’ai pas le choix, il faut que j’y aille. Je m’introduit dans les lieux. A première vue, c’est un palace. La cabine est vaste, et la lumière claire du jour s’y introduit délicatement. L’odeur est tout à fait supportable. Je m’approche et remarque que les toilettes sont bouchées, et que la pisse arrive presque à niveau du bord. J’ai encore largement la place. Ca pourrait être bien pire.

domingo, 22 de junio de 2008

Oscarisme

"Aujourd'hui, la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent, quand il n'en est plus temps, que les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais".

Oscar Wilde

sábado, 21 de junio de 2008

Yomango


Il y a de cela quelques semaines, en cours d’espagnol, nous avons organisé un débat sur le thème de la publicité et de la consommation. La conversation a évolué et a débouché sur le croustillant sujet du vol à l’étalage. (A croire que les connections entre publicité et vol sont infinies). La prof nous a fait part d’un site internet, où, disait-elle, se recensaient les techniques de vol à l’étalage, dévoilées par certains petits gredins. Selon elle, le site était divertissant, et nous a conseillé d’aller y faire un tour. J’avais donc noté l’adresse, par curiosité et appétit de divertissement.
Puis, bêtement, les choses de la vie m’ont fait oublier le débat et le fameux site internet.
Hier, dans mon cahier rouge à spirale, j’ai retrouvé l’adresse du site et m’y suis connectée. Plus qu’un inventaire de techniques de vol, la page est en réalité celle d’un mouvement activiste d’un genre particulier : le Yomango.
Yomango a tout de suite fortement suscité mon intérêt. C’est pourquoi je tiens à vous le présenter, chers lecteurs, en exclusivité sur hbusygoingcrazy. Après investigation, il s’avère que le mouvement Yomango est né à Barcelone en 2002. Il a par la suite émergé dans de nombreux pays hispanophones (notamment en Argentine, au Chili ou au Mexique), et a récemment fait son apparition en Allemagne. L’appellation Yomango provient du verbe « mangar », slang espagnol pour « voler », et tire son origine de la célèbre marque de vêtements Mango. Yomango pourrait donc se traduire en français par « je choure » ou « je chaparde ».
Voici leur site internet : http://yomango.net/ (in spanish)



















En résumé, Yomango est une marque dont le principal objectif n’est pas de vendre des biens ou services, mais de promouvoir le vol à l’étalage comme une forme de désobéissance civile et d’action directe contre les multi-nationales. Comme marque commerciale, Yomango possède ses catalogues, ses annonces publicitaires, ses compagnes de pub, mais ne produit ni ne vend rien. Ses slogans les plus populaires sont “Tu le veux? Tu l’as”, ou “Yomango n’est pas le vol. La propriété est le vol”.


Concrètement, le mouvement a organisé plusieurs actions collectives et publiques, dans divers magasins ou supermarchés. Ces manifestations, disons, folkloriques, sont précédées de communiqués de presse. On trouve pléthore de vidéos sur You Tube.


Par exemple, http://fr.youtube.com/watch?v=rXBSAubWc1A montre des adeptes de Yomango venus danser le tango dans un supermarché en Argentine. Ils y volent des bouteilles de champagnes, et vont les boire le lendemain dans une banque.


http://fr.youtube.com/watch?v=wED5Zn0k8fE montre la toute première action publique de Yomango, qui s’est déroulée dans un magasin du centre de Barcelone pendant la période des soldes. Une robe volée par Yomango a été offerte au CCCB (Centre de Culture Contemporaine de Barcelone) qui l’a par la suite exhibée dans sa collection.


Yomango, dans ses actions collectives et médiatiques, s’inscrit dans un processus créatif, se met en scène, c’est un véritable spectacle populaire. Mais ces actions publiques, qui sont la partie la plus visible du mouvement, ne sont que quelques exemples parmi d’autres. La plupart du temps, Yomango agit dans la clandestinité. Sur leur site internet sont expliquées les pratiques de vol à l’étalage qui ont fait leurs preuves. On y apprend à retirer les antivols, à déjouer les caméras de surveillance, et même à comprendre la psychologie du vigile.

Si le mouvement Yomango me fascine, il ne me convainc pas complètement, et ce, pour plusieurs raisons.

Dans le manifeste du mouvement, on trouve les affimations suivantes : “Acheter est un exercice passif, ennuyeux, un acte socialement pré-déterminé. Voler est une pratique créative et exitante. Voler s’entend normalement comme un délit. Cependant, Yomango ne reconnait ni légalité ni illégalité, simplement la légitimité, celle qui vient de la vie quotidienne, du désir de vivre en liberté, de manière créative. Acheter est un acte d’obéissance. Yomango est un style de désobéissance.”

Il me semble erroné de dire qu’acheter est un acte passif ou d’obéissance. C’est vrai que le marché offre souvent un faux sentiment de liberté, le choix d’une alternative entre telle marque et telle autre, etc. Cependant l’acte d’achat n'est pas toujours passif, on ne peut pas le simplifier de la sorte. Il suffit de regarder la prise de conscience d’un nombre de plus en plus grand de consommateurs. (Le phénomène étant relativement récent, les sociologues se chamaillent encore sur la terminologie “adéquate” qu’il faut adopter : "consommation responsable", "consommation engagée", whatever, laissons-les se disputer.)

Plus loin sur le site de Yomango, on peut lire : “Nous volons les vêtements qui nous plaisent et nous font nous sentir beaux.” Et pour moi c’est là que les choses se compliquent. Il faut avoir à l’esprit que la stratégie la plus puissante du capitalisme actuel réside en faire naître et stimuler des désirs pour créer la nécessité d’une consommation compulsive. Yomango affirme dérouter les règles qui font que le système fonctionne, et prétend transformer consommation passive en consommation active. Pourtant, en faisant l’apologie de l’accumulation de biens, il poursuit la logique que le capitalisme impose.

Le vol reste une forme de consommation, certes différente de l’achat « classique » - la dimension monétaire en étant absente - mais le vol comme l’achat ont leurs coûts environnementaux et sociaux. Prenons l’exemple du Yomanger qui chaparde une paire de Nike et réfléchissons aux conséquences de cet acte. Si l’on regarde en amont, on s’imagine aisément que les ouvriers/esclaves chinois se foutent éperdument de savoir si le bien qu’ils ont produit a été volé ou acheté. De toute manière, le phénomène est trop marginal pour ébranler le mastodonte qu’est Nike. S’il l’on prend maintenant un tout autre angle de vision, on peut se demander ce que fait le Yomanger chapardeur de Nike sinon promouvoir la marque qu’il prétend combattre ? En effet, en portant ces chaussures, il leur fait de la publicité - d’autant plus que personne ne peut savoir qu’elles ont été volées ou achetées. « On va pas se balader pieds nus, ni avec des shooes de nazes alors que la pub et la société nous foutent la pression », dit un Yomanger sur un forum. Une telle affirmation se trouve en porte à faux total avec le manifeste Yomango, qui prône désoibéissance et consommation active. Ici, le Yomangeur est d’une passivité extrême face aux pressions de la société.


J’ai une certaine sympathie envers les idées et le folklore du mouvement. En particulier car il produit une sorte d’activisme récréatif, qui contraste avec l’austérité d’autres mouvements fondés sur une ligne idéologique proche. Mais je ne peux m’empêcher de penser à ses effets pervers et ses contradictions.

Dans une scène de la vie quotidienne j’ai vanté le plaisir que procure le vol. Dans certaines vidéos de You Tube, les Yomanger affirment que la nourriture volée est toujours meilleure que la nourriture achetée. Cela m’a rappelé le stylo qui paraissait plus beau car je l’avais volé. Par ailleurs, je ne pense pas que l’acte du vol soit en soi immoral (évidemment, ça dépend).

Je comprends à peu près les raisons qui poussent au vol (autre que la nécessité absolue), c’est à dire et le sentiment d’être exploité et une situation de précarité. Malgré cela, je n’arrive pas à concevoir le vol systématique en tant que moyen efficace de lutte politique et sociale.

C’est dur de vouloir changer le monde…Je vais arrêter de me prendre la tête et aller boire une petite bière (volée ?).






jueves, 19 de junio de 2008

The Girl With Many Eyes - Tim Burton

One day in the park
I had quite a surprise.
I met a girl
Who had many eyes.

She was really quite pretty
(and also quite shocking!)
And I noticed she had a mouth,
So we ended up talking.

We talked about flowers,
And her poetry classes,
And the problems she’d have
If she ever wore glasses.

It’s great to know a girl
Who has so many eyes,
But you really get wet
When she breaks down and cries.

sábado, 14 de junio de 2008

Ser bella es obligación feminina

Hier en se promenant, R. trouve un prospectus par terre, qu’elle ramasse et me tend. Il s’agit d’une publicité pour un salon de beauté. Sur la carte se trouve l’adresse du salon, ainsi que la phrase suivante : « Etre belle est une obligation féminine ». Les mots sont tellement choquants que ma première réaction est de rire à gorge déployée. C’est bien la meilleure blague de la soirée. Je décide de garder le fameux papier, dans le but de l’exhiber dans la salle de bain.

Une fois l’instant comique dépassé, j’essaie de comprendre pourquoi ces mots ont fini imprimés sur ce prospectus.

« Etre belle »… Il est bien connu que la définition de la beauté a connu des variations importantes au cours des époques, et varie de manière tout aussi importante selon les cultures. La beauté est également, par définition, subjective. Les autres termes importants dans la construction de la phrase sont « obligation » et « féminine ». Le choix du mot « obligation » est d’une violence inouïe. Une femme qui ne serait pas « belle » (selon quels critères ? Rien n’est précisé…) manquerait donc à son devoir de femme. La beauté masculine est totalement omise. Que faut-il en déduire ? Mystère.

Si la phrase en elle-même est choquante, il faut la replacer dans son contexte, c’est à dire en tant que slogan publicitaire. Il y a fort à parier que la personne - ou le groupe de personne - à l’origine du slogan, c’est à dire ayant l’ayant conçu, après réflexion, soit… une femme. Et s’il y a un pire dans l’histoire, c’est bien cela. Car le machisme le plus féroce est de plus en plus provoqué par la femme elle-même, et non l’homme. La femme contre elle-même. Si on admet l’hypothèse de la femme qui, pour promouvoir son salon de beauté, écrit : « être belle est une obligation féminine », on peut aisément s’imaginer la femme qui se dit, en lisant cette phrase : « tiens, c’est vrai ! Je vais de ce pas prendre rendez-vous pour refaire mes ongles, m’épiler au laser et faire quelques séances UV ».

Je ne me reconnais pas dans la presse féminine, je ne la comprends pas, je ne me retrouve pas dans les thèmes abordés, et encore moins dans la manière de les traiter. Il m’arrive souvent, pour rire, de commencer ma phrase par « J’ai lu dans l’Cosmo que… ». Il y a de cela quelques semaines, j’ai eu l’opportunité de lire ce fameux Cosmo : sur ma table d’hôtel trônait un exemplaire du magasine. Dévorée par l’ennui, je me suis mise à le parcourir. Au final, au lieu de me divertir, cela m’a quelque peu attristée. Car le monde des magasines féminins est férocement conservateur. Il véhicule des idées machistes et conformistes.

Moi, je revendique le droit d’être moche, qui est un droit universel, sans distinction de genre, de race, d’âge ou de confession religieuse.

jueves, 12 de junio de 2008

Querido idioma español

Querido idioma español,
Desde hace un par de meses ya, nos acercamos, cada vez más. Ahora creo que ha llegado el momento de hablar de nuestra relación. Tengo que verbalisar todo lo que siento para ti. Mis sentimientos son muy intensos, ¿ ya lo sabes no ? Yo soy una persona exesiva.

Soñé contigo mucho ultimamente. Eres precioso, ¿ sabes ? No sé si alguien te lo ha dicho alguna vez directamente. Yo lo hago, porque yo te tomo muy en serio. Me das ganas de hacer esfuerzos, de mejorarme, de enseñarte que te merezco, que puedo vivir contigo.

Me hace cosquillas escucharte. Siento una hada bailando dentro de mi corazón. Me lleno de cada uno de tus sonidos. Creo que dentro de mí hay un tubo que ata directamente mis orejas a mi corazón. Tengo esta ligadura sabes ? Cuando oigo algo precioso, mi corazón se deshace. Por ejemplo, el sonido de la botella de vino que (por fin) se abre, seguido del vino que se derrama en el vaso, mmh… y el ruido de la lluvia contra la ventana ; o el crujido de los pasos sobre la nieve, ahhhhh… Soy muy sensible con este tipo de cosas. Pues tu melodía me acaricia, tu, pequeña canción de cuna.

Siempre descubro cosas nuevas sobre ti. Hace poco descubri el mundo de tu subjuntivo, donde todas las hipotesis se pueden hacer, donde todo es posible. Y tu futuro perfecto...qué maravilla! Has inventado un tiempo solo para hacer hipotesis del pasado... ¿ Qué habra pasado? Tu crees en un universo de posibilidades. Estas lleno de sorpresas.

Pero…

Pero todo no es perfecto. No creo que las cosas puedan ser tan faciles, tan simples. Nunca. Hay algo que no soporto : te ríes de mi. A veces me da gracia también, a veces puedo reirme de mi mismo, pero tengo mis limites. Me haces decir cosas estupidas. Me haces sentir como una niña, incluso a veces totalmente estupida.

Tal vez me canse de intentar entenderte, tal vez este harta de no poder comunicar contigo. Porqué somos muy diferentes, y tus particulares, tus execptiones, tus maneras de pensar a veces me irritan. Por ejemplo, puedes ser tan machista ! ¡Esto me cabrea ! A veces no entiendo tu lógica. Eres tan complicado…Solo quieres diferenziarte, vanagloriarte, ¿eh ? ¡Qué arrogante !

O puede que, si un dia te conozco perfectamente, si no tengo nada mas que aprender de ti, pues me cansé porque no tendras ningun misterio para mi. Y te dejaré. Te olvidaré.

Querido idioma español, quiero estar totalmente honesta contigo. No te prometo nada. No sé si tenemos un futuro juntos. Solo te quería decir que ahora te quiero mucho.
H.

miércoles, 11 de junio de 2008

lunes, 9 de junio de 2008

Une scène de la vie quotidienne : shopping in Grenoble


I am walking around the old town, alone with myself. I have time to kill this morning. I soon end up at Decitre, the biggest book shop of Grenoble. A lot of good stuff in there. I must keep in mind my bank account, though, which hasn’t been too well recently. I know I should try and take care of him these days, but...You know what I am talking about don’t you? I presume all of you have experienced that feeling already. Well I don’t consider myself a crazy impulsive shopping addict. I would lie, though, if I said I was a fully reasonable buyer. What’s more I have a weak point: book shops. I, therefore, know I will have to be careful.
Well not an easy business. Because when walking along the alley, the books actually start talking to me.

I hear some of them saying: “I won’t bore you mate!”. Some others, somewhat more pretentious, claim: “I guarantee you that you’ll find me amazing”. Mmh...that’s over-self-confident. Not my type.

I carry on and reach the foreign literature section...and there, wow! I think I have a crush on one of them...I take it in my hands...its skin is so soft, and its smell captivates me, and I am totally absorbed, and when I get it closer he starts whistling to me, very softly : “Babe...you and I... this magic connection...do you feel it? Take me, take me right here, right now, Im gonna make love to you night and day, Im gonna make you drink my words, I’ll caress...” A bit aroused, I lift my eyebrow in bewilderment, and think a while. No, no. I am not a fool. The bastard must be saying those words to any random individual happening to be here.

I turn left and discover the sociology section.

“Hey, H., what’s up?” ask me a red and blue book, “Fancy looking brighter? I can make you an expert in Indian community way of life!”

“And with me your life will change” says another, “when you discover my theory of identity in post-modern society” (Sounds cool...but my first thought, ungloriously, is ‘you’re too fat, bookybook!’ Yeah I know it’s… ahem…but nobody’s perfect eh?)

I pursue my way and hear: “Don’t listen to them H. I am what you’re secretly looking for. I am not pretentious, I am just Entertainment. My only aim is to relax you. You think far too much my girl; you need to take it easy and...”

…and? Bah. I am confused. I start to be weaker and weaker. I don’t know what to think now, I am lost. How to deal with so many temptations?

STOP.

After almost an hour spent in this crazy world where books actually talk – sorry I still can’t believe it! - I sum up the situation: not buying anything, I’ll be frustrated. Buying too much, I’ll regret it, that’s for sure. I have to take a decision. I opt for this little 2 euro cooking book to improve my art, and this nice blue pen I needed. Y ya està. Nothing else. I head to the till and join the queue. Quite happy I won’t crash all my money. Just a little present to treat myself. “Perfect, H.”, I think to myself.

Mmhh...yeah...well...to be honest, no. It’s not perfect. There’s something I feel unsatisfied. I never do “it”, I never even think about doing “it”. I don’t know why it suddenly crosses my mind. But I do get more and more obsessed by “it” right now.

“It”, I mean, stealing. (Shh...)

Well, yeah I must admit I happened to steal towels in hotels, I did make mine diverse valueless goods from my diverse workplaces, I “forgot” to pay bus tickets…But...apart from that...no, I’m a rather good citizen I think. And yet I got stolen so many times in my life…

I got stolen by all my employers – I have never been paid a fair price for selling my illusions- I got stolen by mobile companies, I got stolen by my bank with their hidden charges, I got ripped off so many times… Companies abused the little innocence I have left. They fooled me with their fake promises; they made me buy stuff I didn’t really need. They sold me defective products…

I am getting real angry, I hate this feeling. Trop bonne trop conne. That’s what I am in the end. Oh yeah I’m really pissed off now. But today I won’t be bonne poire. Oh no.

One more client before me in the queue. I have very little time to act. I feel the excitement growing. My heart beats faster. I get the pen in my old jeans’ pocket. Hop. My turn. Typical “Hello-do-you-have-our-fidelity-card?-Need-a-bag?-Yes-no-maybe-thank-you” transaction.
I pay for my book. And leave, with the pen in my pocket. Simply.

And what happens then? Well…

The alarm doesn’t start screaming.
The shop assistant doesn’t shout: “Thiiiiieeeef!”
The security guy doesn’t stop me: “May I check your pocket madam?”
The police don’t come siren on to arrest me and send me to jail.

No, none of this happens. I carry on my promenade, feeling lighter, in a good mood. I have a look at my 2.20 euro blue pen. It definitely looks much nicer than it did in the shop. It’s probably nothing but it made my day.

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Yihaaaaaaa

viernes, 6 de junio de 2008

sans emploi

Au fait je me foutais bien de la gueule de l'ANPE, mais en étant projettée dans les services espagnols offrant les mêmes 'prestations', je peux vous dire que je faisais moins la maline...hahaha
Au final ça s'est passé sans encombres, même assez expéditif (ce qui ne fut pas pour me déplaire) et pas de grosse pression (un gestionnaire m'a même plus ou moins conseillé de ne pas travailler...)

'Brie Boy' Tim Burton



Voici un petit poème fromager fort mignon :

Brie Boy had a dream he only had twice,

that his full, round head was only a slice.

The other children never let Brie Boy play...

...but at least he went well with a nice Chardonnay.

Tim Burton.

Il me semble n'avoir vu aucun de ses films, pourtant je me délecte de ses écrits, tellements cruels et mignons à la fois (Brie Boy est un des plus softs) J'en remettrai volontiers, si le principal intéressé ne s'y oppose pas.

jueves, 5 de junio de 2008

Une scène de la vie quotidienne : extrait d’un rendez-vous ANPE


Je prends place au bureau, face à la conseillère ANPE. Quelques instants d’observation me suffisent pour déduire les faits suivants : la conseillère qui m’accueille, charmante, semble professionnelle et se veut bonne employée. Elle me sort les banalités d’usage, en prenant soin d’utiliser le vocabulaire ANPE de base.

Cependant quelque chose en elle me donne l’impression qu’elle n’est pas totalement à l’aise. Les minutes qui suivent me confirment cette impression. Il semble qu’elle se sente légèrement incompétente (jeune, manque d’expérience, faible degré de confiance en elle) et incapable (manque de ressources, défaillances du système, incapacité d’exercer son métier dans des conditions satisfaisantes).

En fait, elle transpire le sentiment d’impuissance. C’est vrai que le métier est au final assez ingrat. J’imagine que moi, à sa place, serais frustrée de voir défiler, à longueur de journée, des chômeurs qui peut-être verraient en moi un quelconque espoir.

Avec ses mains, la conseillère me hurle :
« Je ne peux rien pour vous, croyez-moi j’aimerais bien vous aider mais tout cela n’est qu’une vaste blague ! »

Mais son regard ajoute :
« Nous allons tout de même, tant bien que mal, continuer à jouer le jeu - nous n’avons pas le choix - nos revenus en dépendent : moi mon salaire de conseillère, et vous vos misérables allocations chômage »

Je lui pose une question. Il ne s’agit pas d’une question très compliquée, mais qui relève du domaine technique. Après m’avoir fait répéter 3 fois ma question pour s’assurer de bien en saisir le sens, elle m’avoue n’avoir aucune idée de la réponse.

Elle me bredouille :
« Les Assedic le savent, c’est eux, c’est eux qui gèrent, euh, les, les, comment… oui, les textes de loi, les choses un peu, un peu administratives quoi. »
Elle poursuit, lueur dans les yeux et voix nettement plus assurée, apparemment contente de sa nouvelle idée :
« Ecoutez, je vais les appeler, je vais les appeler et leur poser la question. »
Je ne dis rien, j’hoche distraitement la tête, en signe d’approbation.

Son malaise revient : elle se rend compte qu’elle ne connaît pas le numéro de téléphone des Assedic. Je ris intérieurement. Elle fait mine de farfouiller dans ses papiers, elle sait très bien qu’elle ne l’a pas, ce foutu numéro. Elle est gênée. C’est sûrement gênant, pour une conseillère ANPE, de ne pas connaître le numéro des Assedic, grand frère de l’ANPE. C’est d’autant plus gênant que des millions de chômeurs connaissent le fameux 3949 – un-seul-numéro-de-téléphone-pour-les-sans-emploi - moi la première. Pourtant je me tais. Je me dis que, forcément, il doit exister un numéro spécial, destiné aux relations ANPE-Assedic, pour se joindre rapidement et efficacement. (Toute personne ayant déjà composé le 3949 au moins une fois dans sa vie sait qu’il ne faut surtout pas avoir laissé la casserole sur le feu avant d’appeler !)

Elle : « Je vais aller demander à ma collègue, patientez un petit instant ».
En fait je commence à apprécier la situation. C’est pour ainsi dire tout à fait délectable. Je vais enfin assister à un échange ANPE – Assedic en direct ! Les deux gros mammouths qui se parlent ! J’ai hâte ! Je me redresse pour mieux savourer.

J’entends ma gentille et charmante conseillère demander le numéro des Assedic à une collègue, puis à une seconde, et enfin à une troisième – bonne pioche ! Martine connaît le numéro des Assedic ! Ma conseillère personnalisée revient s’installer au bureau, face à moi, et s’empresse de composer le fameux numéro. Je la vois taper 3 ; 9 ; 4 ; 9. No comment.

S’ensuit un long silence. Un très long silence. Je regarde ma conseillère. Elle me dit :
« C’est long hein ? »
Je lui souris pour lui donner du courage. Elle est en train d’expérimenter, au cours de ce bref instant, le lot quotidien des chômeurs. Elle est en relation avec la boîte vocale Assedic.
Je la vois appuyer sur la touche étoile du clavier.
Un autre silence.
Elle compose le 2.
Elle : « Ah, c’est compliqué les Assedic »
Moi : « Je ne vous le fais pas dire ! »
Silence.
Ensuite, toujours en relation avec la boîte vocale – cette fois-ci en mode reconnaissance vocale, elle prononce distinctement les mots : « autre demande » (autrement dit, la catégorie fourre-tout des emmerdeurs en tout genre).

Enfin, ça sonne.

« Enfin, ça sonne ! » s’exclame-t-elle enthousiaste, « quelqu’un va me répondre ».

Et en effet, quelqu’un fini par décrocher.

« Allo, bonjour, je suis conseillère ANPE, j’ai une question concernant… »

Elle ne termine pas sa phrase.

Interloquée, elle m’annonce :

« On m’a raccroché au nez »

Préambule – pourquoi faire (ou pas) un blog?

Alors me voilà, fébrilement, écrire mon tout premier post. Je dois avouer que cela fait un petit moment que j’ai en tête l’envie d’ouvrir mon blog. Mais voilà, je ne cessais de réfléchir à ce que signifie un blog, dans ses aspects les plus négatifs. Créer un blog, c’est rejoindre la masse, sans cesse croissante, des individus qui surexposent leur moi, au risque de gonfler leur ego jusqu’à éclatement, triste maladie de l’époque… Créer un blog, c’est également plonger encore plus profond dans le monde virtuel, avec tous ses dangers et dérives.

L’autre jour, alors que j’exposais soigneusement mes motifs à une amie, cette dernière me coupa dans mon argumentation :
« Oui, mais…tu as commencé en disant que tu voulais faire un blog…alors pourquoi ? »
Cela m’a décontenancée. Elle avait drôlement raison. Moi qui ne cessais de prendre la question à l’envers…

Alors…Oui, je le confesse, j’ai envie de commencer ce blog, et j’ai envie de le faire parce que j’aime bien écrire, et parce que j’ai envie de faire partager des choses à mes gens.

Alors voilà mon blog. J’espère pouvoir y mettre mes histoires, expier mes passions, mes frivolités, superficialités, sentiments obscurs, et même mon agressivité (envers Hello Kitty par exemple). Bref du plus sombre au plus lumineux. J’espère ne pas trop m’auto-censurer dans mon espace de liberté. J’ai aussi envie de retranscrire articles, passages de livres ou poèmes qui m’ont marquée. Eventuellement les commenter. Mettre des photos, si ça vaut la peine. Bah on verra.

De toute manière, à quoi bon philosopher sur l’intérêt d’un blog ? Je ne prétends pas apporter quelque chose d’intéressant ou de nouveau, j’ai également bien conscience que ma prose sera lue par un nombre extrêmement réduit d’individus.

D’ailleurs, pour illustrer ce premier post, voici un poème de Boris Vian, homme à qui je voue une admiration sans commune mesure :

Tout a été dit cent fois
Et beaucoup mieux que par moi
Aussi quand j’écris des vers
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse et je vous chie au nez.


Bienvenue à tous et à toutes dans mon blog.