lunes, 23 de junio de 2008

Une scène de la vie quotidienne - la queue des toilettes dans un festival


Dimanche très agréable, malgré la chaleur écrasante qui m’abrutit. Début de journée aux sons de Bob Marley. Taboulé et confiture de prune maison dans un jardin squatté par des hippies (un des rares endroits de la ville où le temps semble ne pas s'écouler).

Aujourd’hui il y a un festival gratuit sur la colline de Montjuïc. Pour s’y rendre, il faut prendre un bus qui nous emmène tout en haut. Après une longue marche sous le soleil, nous arrivons à l’arrêt de bus, où se trouvent déjà quelques futurs festivaliers. Un type avec un appareil photo dernier cri prend discrètement mes chaussures en photo. Tout va bien, rien d’anormal… Le bus arrive, refuse nos compagnons de route car l’un d’entre eux transporte un petit chaton dans son foulard.

Au bout d’une heure nous arrivons tout de même sur les lieux. Le festival est tout petit, caché derrière un château. L’ambiance est familiale, bon enfant. La musique n’est rien d’extraordinaire, juste bien, agréable. Je vais pas non plus me plaindre, c’est un festival gratuit. J’ai tout ce qui me faut pour être bien : musique live, transats éparpillés dans l’herbe, ombre des arbres, sans oublier la petite buvette juste derrière moi. La température commence à redescendre, en prenant l’exemple sur le soleil. Je m’imprègne en douceur des lieux et de l’atmosphère, tout en sirotant une petite bière bien fraîche. C’est encore l’après-midi, il n’y a pas de déchainement de foule. Tout est tranquille.

Tranquille, oui, et je suis bien. Le seul et unique bémol est mon envie de faire pipi. Rien de bien méchant me direz-vous. Certes, mais comme dans tout festival, l’épreuve des toilettes peut se révéler délicate. En l’occurrence, il n’y a ici qu’une seule toilette, et la queue que j’aperçois me fait retarder le moment de m’y rendre.

Un peu plus tard, alors que mon envie d’uriner est difficilement supportable, je me rue vers le sanitaire - il n’y a pratiquement personne. Juste 3 personnes devant moi. La première, une jeune demoiselle, téléphone portable à la main, semble engagée dans une conversation passionnante. Elle porte un grand sac, duquel une brosse à dent dépasse d'un trou, prête à se faire la malle. J’hésite à lui faire remarquer, mais la cabine se libère et la jeune fille s’y infiltre, tout en parlant dans son téléphone. La personne suivante est une jeune maman avec sa petite fille. La gamine a 6 ou 7, et se dandine au son de la chanson. Soudain, elle se met à se trémousser de manière disons...osée, mimant l'acte sexuel dans une posture aguicheuse. Des expressions pornographiques se mêlent à son rire poupin. Sa mère, un peu gênée, tente de lui retirer la main de son sexe. La mioche lui dit : « mais non, c’est comme ça que ça se danse, maman ! ». Le type devant moi fait mine de regarder ailleurs.

La porte des toilettes s’ouvre. La jeune fille au portable ressort, elle n’a apparemment pas cessé sa conversation en pissant. J’ai toujours envié les gens qui peuvent faire plusieurs choses à la fois.

La jeune mère et sa fille rentrent dans les toilettes. Quelques minutes s'écoulent. Elles sortent, et le type devant moi s’y engouffre à son tour. J’essaie de me concentrer sur le groupe qui joue pour oublier que je vais me pisser dessus. Je me laisse absorber et ne remarque pas que le type a déjà terminé - quelle rapidité bienveillante ! Il me tend la porte. Sur son visage est figé un mystérieux sourire du genre « tu vas voir ce qui t’attend à l’intérieur ! ».

Et là, l’espace d’une seconde, j’ai un flash de tout ce que j’ai eu l’occasion de voir dans des chiottes de festival :
De la pisse à foison, bien sûr, mais aussi :
Des excréments sur la cuvette, dans ses formes les plus diverses et sous ses aspects les plus originaux ;
Les mouches qui virevoltent autour ;
Du vomi, avec ou sans morceaux ;
Des canettes de bière qui tapissent le sol plein de boue ;
Des tampax dégoulinants de sang déposés à côté du papier toilette ;
Des capotes usagées ;
L’odeur nauséabonde, quand il fait tout noir et que tu ne vois rien.
Les gros cons bourrés qui secouent la cabine des chiottes quand tu es à l’intérieur.
Et tout ça, quand tu dois pisser tout en maintenant la porte fermée car le loquet a sauté.

Alors non, le sourire du type ne me rassure pas du tout. Mais je n’ai pas le choix, il faut que j’y aille. Je m’introduit dans les lieux. A première vue, c’est un palace. La cabine est vaste, et la lumière claire du jour s’y introduit délicatement. L’odeur est tout à fait supportable. Je m’approche et remarque que les toilettes sont bouchées, et que la pisse arrive presque à niveau du bord. J’ai encore largement la place. Ca pourrait être bien pire.

6 comentarios:

kaotika_amelie dijo...

Oh yeah it could well be worse!! :DD

It's been a really cool read, this one! Thanx! :)

Ké fuerte la tía ke meó mientras hablaba por teléfono, no? :-O Did she also drop her toothbrush in the loo?

I have to say: I also thought it was a palace, that urinaire. It was GIGANTIC and not too bad, was it. Cool fest... cool company, cool reagge sur le colline.

Did u get home well? I had to fuckin walk for a good while, coz I made the brilliant decision not to take the Bicing at the last minute.

Mmmbbababababa des bisous chauds. Te veo después. San Juan, noche mágica en Barcelona :)

H. dijo...

hahaa I didnt pay attention to the girl and her toothbrush coz i was too focused on the dancing show of the little girl and her mum trying to stop her!

Yeah got home alright, the bus stopped very close from home, and i think i got there before you. Very cool day wasnt it? next weekend's gonna be loco al festincanibal!!!

Vive montjuic!

A toute chapoutte

:***

Anónimo dijo...

ah nan mais cette histoire est plus qu'hilarante!! haha les gros cons bourrés qui secouent la cabine, rien que d y penser je me marre toute seule! houhouhou bisous ma sierbu tchaoussette

joubliais de signer, car je ne comprends rien là dessous pour que ton nom se mettte automatiquement! miahaha

Anónimo dijo...

alors ça c'est drôle, je dis que j oublie de signer et j oublie vraiment! ça tourne pas très rond là haut...CORINNE!

H. dijo...

Uhh Korkine! Enfin de tes nouvelles yeahh
J'ai trop trop envie de me faire un festival en ta compagnie cet été, il faut qu'on trouve un moyen!
La je m'en vais de ce pas dans un petit festoche dans un cadre champêtre, je pense que ça va etre trop coooooooool!
Miss you mate, take care & good luck for les oraux!

Anónimo dijo...

petit chaton=oxymore

les cons ki secouent la cabine hehe