jueves, 30 de octubre de 2008



Horizon pas net,
reste à la buvette.

Dicton de marins bretons

martes, 28 de octubre de 2008

Hay dos maneras de luchar contra el insomnio: aceptarlo o forrarse a pastillas. La segunda está al alcance de cualquiera que tenga un amigo médico; la primera, forma parte de la escuela de la vida y, como ocurre cuando está por medio la pasión de los fuertes – mirarse para adentro -, aporta una capacitad de exploración no desdeñable y unas interesantes ojeras. No dormir no siempre constituye un signo de desequilibrio. Sucede que uno medita y así, de pensamiento, llegan las noches blancas, donde la mente habita todo el cuerpo. Mis insomnios, frecuentes ya, y amigos, no le dan a mis miembros la capacidad de convertir esas horas de trabajo. Por el contrario, se quedan, perezosos, varados en la esquina de la cama, tomando por su cuenta la parte de descanso que no quiero darles, relajándose en las muchas posturas que la horizontalidad permite. Así, dejando pasar las horas sin angustia – porque cada noche no es la última de ayer, sino la primera del futuro -, he aprendido a reconocer las voces.
Crujen los cables eléctricos, las junturas de los muebles, las zonas huecas debajo de la moqueta, charlan las cañerías entre sí. De repente, en una estantería, un libro hace plaf, y yo, desde mi puesto placentero de vigilia, sé exactamente qué volumen cayó y hacia qué parte, porque mi yo diurno registró, sin saberlo, la falla que existía entre dos títulos. De noche y con insomnio eres dueña de todo y de nada, te mueves en el borde de la mitad del mundo, en la mitad del cielo y del infierno.

Maruja Torres

miércoles, 22 de octubre de 2008

Le petit prince

A la plus belle dédicace que je connaisse :

Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d’être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace : À Léon Werth quand il était petit garçon."

Et à quelques passages que je n'oublierai pas :

«C'est véritablement utile puisque c'est joli.»

« On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux »

« C'est le temps que tu as perdu pour ta rose, qui fait ta rose si importante. »


«On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser...»


...y aun puedo escuchar tu voz cuando me lo leias...

viernes, 17 de octubre de 2008

French Speakers Needed

I need help with that thing. Il faut justifier et corriger des erreurs dans des phrases en français. Il s’agit d’erreurs fréquemment répandues dans la correspondance écrite ; de pièges dans lesquels on tombe par ignorance, négligence ; de barbarismes que l’on entend souvent à la radio, à la télévision ou que l’on peut lire dans les journaux.

Pour l'instant j'ai quelques idées (après de longues réflections et quelques cheveux en moins...) mais certaines phrases me rendent tout simplement folle. J'ai donc besoin de votre aide, si vous parlez français.

Merci

H. qui en perd son français, qui n'est plus sûre de rien.


1 - Après qu’il eût dîné, il se rendit chez son frère.
Erreur :

2 - Votre calcul s’est avéré exact.
Erreur :

4 - Je vous présente mon collègue, le Docteur Solar.

5 - Ils ont commémoré le dixième anniversaire de sa mort.
Erreur :

6 - Le différent qui les oppose nuit à une bonne relation commerciale entre les deux sociétés.
Erreur :


7 - Vous n’êtes pas sans ignorer que nous seront fermés du 15 au 31 août.
Erreur :


8 - Les marques de sympathie que vous leur témoignez leur vont droit au coeur.
Erreur :


9 - Cela se passait naguère, aux temps des rois fainéants.
Erreur :


10 - Nous vous informons que des travaux dans la rue piétonne commenceront le 15 janvier.
Erreur :

miércoles, 15 de octubre de 2008

Une scène de la vie quotidienne : La nouvelle cuisine espagnole


Ce soir là j'avais décidé de présenter le meilleur de la cuisine espagnole à mon amie T. Je lui avais déjà mis l'eau à la bouche plus d'une fois en lui évoquant les milles saveurs de cette cuisine colorée. Je souhaitais donc l'emmener dans un bon restaurant, et surtout fuir les tapas noyées dans l'huile sale qu'on se fait servir dans certaines tavernes.
Un établissement au coin de la place de la Révolution, qui semblait correspondre à mes besoins, a attiré mon attention. Sur la carte, des mots qui éveillent les papilles, des mets sophistiqués, des promesses de sensations culinaires délicates et étonnantes.

Quelques instants plus tard les premiers plats nous arrivent déjà, en faible quantité mais Dieu quelle merveille! Un raffinement que même l'arrogance française serait obligée d'admettre.
Soudain, T. s'exclame : "Aghhhh y'a une bête sur le mur". Je me retourne et me retrouve nez à nez avec elle, ses antennes qui gigotent, ses petites pattes indécises, son comportement imprévisible. La bête n'est pas bien grosse mais son petit corps...a tout du cafard. Un petit cafard, certes, mais un cafard. J'en suis presque sûre.

La petite bête finalement s'éloigne à plusieurs mètres de nous. Je prends une grande inspiration. Il faut que j'affronte ma phobie, il faut à tout prix que je me calme. Après tout, j'ai déjà vu des dizaines de cafards 4 ou 5 fois plus gros, quand ils habitent les rues l'été, quand on les voit savourer la chaleur inhumaine du métro, quand ils s'invitent dans les appartements en ville. Non, non, l'été est fini, on est fin octobre et les grandes chaleurs sont derrière. J'ai survécu et je ne veux pas replonger dans l'angoisse.
J'arrive peu à peu à me raisonner, jarrive à continuer mon repas, mais les plats ont déjà perdu de leur saveur.
Soudain, T. lâche un "H........." d'effroi. Je suis son regard, et là, horreur! Un cafard court à toute vitesse sur le sol, mais comment peuvent-ils aller aussi vite, mais comment et pourquoi, et la bête s'approche dangereusement de notre table, je me lève sans réfléchir, je ne suis plus moi, "faut l'écraser, T., faut l'écraser, écrase le"

"non je peux pas, écrase le toi!"

Sans réfléchir je tape mon pied sur le sol pour l'écraser, je le loupe, le cafard se met à courir encore plus vite, mais comment peuvent-ils aller aussi vite, mais comment et pourquoi, et là BAM! - je redonne un grand coup avec mon pied, et cette fois ouais je l'ai eu, ouais je l'écrase comme une merde, je l'extermine yeah, c'est moi qui gagne c'est moi la plus forte, victoire! Ah!

Je ne suis pas peu fière. Mon coeur bat à tout rompre. C'est le deuxième cafard, il doit en avoir d'autres. Sur le mûr revient le premier cafard, avec ses petites pattes toujours aussi hésitantes et ses antennes qui bougent. Il pourrait être prêt à nous sauter dessus. La parano grandi, au secours il va sauter, il va sauter me punir j'ai tué son ami, il va sauter j'en suis sûre. Je regarde T., elle est livide, au bord de la crise de panique. Elle m'implore : "H......."

On se regarde. Blanches comme des linges qu'on est. Blanches prêtes à s'évanouir.
Un serveur arrive "Que pasa chicas? Hay un problema?" Et moi : "si, si que hay un problema, mira hay una cucaracha aqui en la pared" Et il me répond qu'elle doit venir de dehors, mais non il ment, elle vient d'ici, elle vient d'ici parce qu'elle habite ici, avec sa famille, ses amis, ses cousins, elles se nourrisent dans la cuisine, quand elles s'ennuient elles viennent menacer les clients. Moi j'en connais un rayon sur les cafards, Monsieur. Qu'on n'essaie pas de m'entourlouper!
Le serveur va chercher son collègue, un grand dadais qui ressemble à une grosse brute allemande, aimable comme mon cul. L'allemand prend un mouchoir et attrape le cafard. "ya esta" qu'il nous dit, avec son regard de c'est pas la ptite bête qui va manger la grosse. J'ai envie de lui foutre mon point sur la gueule.

Avec T. nous passons en revue l'ensemble du restaurant. Il y a un cafard sur la porte de la cuisine, il y a un cafard sur le sac d'un client innocent de la table derrière moi, il y a même un cadavre sur le sol, et un autre sur ma bouteille de bière.
Parano. Horreur. Les images défilent. J'essaie de les contrôler, je sais que ça va trop loin. J'imagine des cafards dans mon sac, des cafards qui sautent dans mes cheveux, j'imagine des cafards qui se mettent à voler dans tous les sens, j'imagine des cafards sous mes vêtements....
On paie. On se barre. On a pas eu une seule discussion du repas.
6 cafards en moins d'une heure. C'était mon expérience de la nouvelle cuisine espagnole.


martes, 14 de octubre de 2008

Estimada H.


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