Alors que des milliers de Chinois, de sportifs du monde entier, Sarkozy père, Sarkozy fils, etc. faisaient hier la fête dans le stade olympique de Pékin pour la cérémonie d’ouverture de JO, des militants de Reporters sans frontières et des partisans de la cause tibétaine manifestaient devant l’ambassade de Chine à Paris. J’étais parmi eux.
La manifestation avait été interdite par la préfecture de police, puis finalement autorisée, au dernier moment, par décision du tribunal administratif. L’organisation Reporters sans frontières, à l’origine de la manifestation, avait en effet saisi le juge administratif pour protester contre cette interdiction scandaleuse.
Manifestations…
La dernière fois que j’ai pris part à une d’entres elles remonte à bien longtemps. Et pourtant je m’indigne chaque jour ou presque, en silence ou avec des amis proches. Il est tellement bon de pouvoir s’unir à des gens, d’exprimer son avis, en unisson avec une foule d’individus qui s’accorde à penser dans la même direction. Qu’il est bon de pouvoir crier l’injustice, de toutes ses forces, sans se retenir.
Quelques points m’ont déçue cependant. La manifestation était relativement petite – 600 personnes selon la police (qui elle, était massivement présente).
Je m’attendais à une mobilisation plus forte. Je pensais que la cause du Tibet avait plus d’écho dans notre pays. (La manifestation “virtuelle” devant le Stade Olympique, soit dit au passage, également organisée par Reporters Sans Frontières, a cependant réuni plus de 10.000 internautes.) Autre déception, le manque de dynamique informative. Pas un discours, pas un stand d’information, pas de débat, rien. Juste une poignée de slogans faciles (« Liberté pour le Tibet », « La Chine, hors du Tibet », « Sarko, collabo », ou encore « Jeux Olympiques 2008, jeux de la honte ») braillés durant des heures sans une seule pause. J’avoue qu’au bout d’un certain temps, et je doute fort être la seule dans ce cas, je ne savais même plus pourquoi j’étais là. Enfin, plus exactement, je répétais les slogans comme un robot, sans réfléchir à la situation en Chine et au Tibet. J’étais juste prise dans mon élan, à répéter les mêmes phrases en boucle pendant des heures.
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