viernes, 24 de julio de 2009

Jeffrey Lewis Band

Un jeudi soir dans un bar absolument ridiculement petit et packedisimo bondé, Le Jeffrey Lewis Band, le génial mega cool groovy spounky maître son excellence punk history (AT-CHOUM!) trooooooooop super anxiety attack last time i did acid i went insane the brillant man with the golden arm a joué.
Roll bus roll!
Ils sont déjà partis, et c'est bien dommage. J'espère pouvoir les croiser un jour a un arrêt de bus, alors qu'ils font la manche, comme là:

jueves, 23 de julio de 2009

6H39 AM

Ma prostitution vaut-elle mieux que la leur?


Ah qu'il est bon d'éteindre les lumières alors que s'imposent les premières lueurs du jour!
Après une longue nuit,
En l'échange de quelques roublards, à plancher sur une traduction merveilleusement...
...Pornographique!

Puisqu'il est si bon d'aller goûter l'air de l'aube de l'air de l'air de l'air
De l'aube
Allons fêter la naissance de cette nouvelle journée,
Allons parcourir les rues désertes, l'œil toujours vaillant, -bien entraîné qu'il est,
Aux nuits d'insomnies et aux renards battants

Ah comme la nuit me fut intense,
Comme le matin me fait planer,

Mais, amis des songes, ne rêvez plus!
Dans une heure je croiserai bérets et cravates de benêts
A l'affût de leur nouvelle journée,
Dont moi, vous m'excuserez, je me ferai gracieusement exempter!

martes, 21 de julio de 2009

Song of the day - Jacques Brel "Au Suivant"


1964. Brel écrivait cette chanson qui retrace les visites des conscrits se faisant déniaiser au bordel, visites fugaces, encadrées et minutées, et qui laissent leur lot de traces ineffaçables.

45 ans plus tard je ne cesse de lire et relire ses mots, les laisser glisser en moi, puis les décortiquer, en chercher les jeux de mots, observer les prouesses de Brel qui permettent de combiner la trivialité au drame (Oui c’est ça d’être au chômage).

Je regarde en boucle son interprétation confondante, chaque crescendo dans sa voix, sa présence sur scène, ses mimiques, qui sont autant de pépites illuminées dans l’absurdité de la masse humaine. Après avoir passé ma nuit, blanche, puis ma journée, incolore, à visionner et à lire des interviews dans lesquelles se laisse entrevoir sa vision du monde, je comprends parfaitement pourquoi tu l’aimes tant.





Tout nu dans ma serviette qui me servait de pagne
J'avais le rouge au front et le savon à la main
Au suivant au suivant

J'avais juste vingt ans et nous étions cent vingt
A être le suivant de celui qu'on suivait
Au suivant au suivant

J'avais juste vingt ans et je me déniaisais
Au bordel ambulant d'une armée en campagne
Au suivant au suivant

Moi j'aurais bien aimé un peu plus de tendresse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps
Mais au suivant au suivant

Ce ne fut pas Waterloo mais ce ne fut pas Arcole
Ce fut l'heure où l'on regrette d'avoir manqué l'école
Au suivant au suivant

Mais je jure que d'entendre cet adjudant de mes fesses
C'est des coups à vous faire des armées d'impuissants
Au suivant au suivant

Je jure sur la tête de ma première vérole
Que cette voix depuis je l'entends tout le temps
Au suivant au suivant

Cette voix qui sentait l'ail et le mauvais alcool
C'est la voix des nations et c'est la voix du sang
Au suivant au suivant

Et depuis chaque femme à l'heure de succomber
Entre mes bras trop maigres semble me murmurer
Au suivant au suivant

Tous les suivants du monde devraient se donner la main
Voilà ce que la nuit je crie dans mon délire
Au suivant au suivant

Et quand je ne délire pas j'en arrive à me dire
Qu'il est plus humiliant d'être suivi que suivant
Au suivant au suivant

Un jour je me ferai cul-de-jatte ou bonne sœur ou pendu
Enfin un de ces machins où je ne serai jamais plus
Le suivant le suivant

viernes, 17 de julio de 2009

Mais qui est vraiment Ryan?



En sortant du petit Boeing Ryanair, j’ai la nausée, le teint blême et la tête prête à éclater, grosse comme une citrouille.


Pourtant, le vol n’a duré qu’une heure et demie, le pilote a manœuvré décollage et atterrissage comme un souffle dans une étoffe de soie, et aucune turbulence n’est venue secouer mon petit cœur.

Mais Ryanair a su inventer ses propres turbulences. Depuis un certain temps, la compagnie m’agace avec sa politique du tout payant. Pour maximiser ses coûts d'exploitation, elle instauré des taxes de plus en plus nombreuses : taxe pour les bagages en soute, pénalité pour l'enregistrement à l’aéroport, prélèvement pour le paiement par carte de crédit, tout est bon à prendre.

Et dans mon vol, pas plus d’une minute sans slogan publicitaire ou vente agressive de produits divers. Entre les tentatives lourdes et répétées de refourguer cacahuètes agrémentées de cognac, cartes téléphoniques Vodafone, parfums de luxe, une grande tombola (payante) est organisée pour, peut être, gagner un vol Ryanair à 1 euro. Et cerise sur le gâteau, Ryanair sait innover : « achetez-donc nos cigarettes sans fumée pour vous livrer à votre activité favorite sans gêner vos voisins ».
Pourquoi ne pas faire payer les ceintures de sécurité ou faire participer les voyageurs aux contrôles techniques de sécurité ?

Après enquête, il semblerait que Michael O’Leary, le cynique PDG de Ryanair, n’ait pas vraiment besoin de mes suggestions, son imagination dépassant l’entendement. O’Leary est également un homme qui va de l’avant, qui affiche son contentement de la récession actuelle, affirmant qu'ainsi que Ryanair serait "débarrassée des compagnies déficitaires minables et pourrait acheter des avions moins chers''.

Parmi les nouvelles idées de Ryanair :

- faire voyager certains passagers debout pour gagner de la place. Selon O’Leary, « on voyage bien debout en bus, pourquoi pas en Airbus ? ». Je trouve ça génial, peut être qu’un jour on pourra voyager en terrasse, en s’accrochant aux ailes de l’avion.
- taxer les obèses, en fonction de leur Indice de Masse Corporelle : "Ce n'est pas contre la loi. Nous pouvons faire passer cela pour une question de sécurité", a affirmé M. O'Leary. Il a finalement renoncé, car il semblerait que peser chaque passager retarderait trop l’enregistrement. Pourquoi ne pas mettre les gros en soute ?
- faire payer les toilettes. Ou éventuellement les supprimer tout bonnement, car « cela permettra d'augmenter de 6 sièges la capacité de l'avion".
- monter un service haut de gamme, en incluant free blowjobs pour businessmen. Non, ce n’est pas une blague, je vous propose d’ailleurs de regarder la vidéo suivante :



Celle-ci n'est pas mal non plus:



Sinon, pour ceux que ça interesse, il y a un bon documentaire sur Ryanair (ça dure 47 minutes) On y apprend pas mal de choses assez déroutantes sur la compagnie.









jueves, 16 de julio de 2009

Hafdis Huld - Tomoko

It's hard to hang out with Tomoko.



Because she isn't interesting at all.

domingo, 12 de julio de 2009

Last days in Paris

« Or, dit Pantagruel, faisons un peu bonne chère et buvons, je vous en prie, enfants, car il fait bon boire. »
François Rabelais, Pantagruel

martes, 7 de julio de 2009

Amor gay — Arturo Pérez-Reverte

Nunca antes me había fijado en la cantidad de parejas homosexuales que se ven paseando por Venecia. Los encuentras caminado por los puentes, a la orilla de los canales, cenando en los pequeños restaurantes del casco viejo. No suele tratarse de dúos espectaculares, sino todo lo contrario: gente discreta, tranquila, a menudo con aspecto educado. Mirando a los demás aprendes cantidad de cosas, y en el caso de estas parejas siempre me encanta sorprender sus gestos comedidos de confianza o afecto, el reparto convencional de roles que suele darse entre uno y otro, la ternura contenida que a menudo sientes flotar entre ellos, en su inmovilidad, en sus silencios. 0


Pensaba en todo eso el otro día, a bordo del vaporetto que cubre el trayecto de San Marcos al Lido. Sobre la laguna soplaba un viento helado, los pasajeros íbamos encogidos de frío, y en un banco de la embarcación había una pareja, hombre y hombre, cuarentones, tranquilos. Se sentaban muy juntos, apoyado discretamente un hombro en el del compañero, en un intento de darse calor. Iban quietos y callados, mirando el agua verdegris y el cielo color ceniza. Y en un momento determinado, cuando el barco hizo un movimiento y la luz y la gama de grises del paisaje se combinaron de pronto con extraordinaria belleza, los ví cambiar una sonrisa rápida, fugaz, parecida a un beso o una caricia.


Parecían felices. Dos tipos con suerte, pensé. Aunque sea dentro de lo que cabe. Porque viéndolos allí, en aquella tarde glacial, a bordo del vaporetto que los llevaba a través de la laguna de esa ciudad cosmopolita, tolerante y sabia, pensé cuántas horas amargas no estarían siendo vengadas en ese momento por aquella sonrisa. Largas adoslescencias dando vueltas por los parques o los cines para descubrir el sexo, mientras otros jóvenes se enamoraban, escribían poemas o bailaban abrazados en las fiestas del Instituto. Noches de echarse a la calle soñando con un príncipe azul de la misma edad, para volver de madrugada, hechos una mierda, llenos de asco y de soledad.


La imposibilidad de decirle a un hombre que tiene los ojos bonitos, o una hermosa voz, porque, en vez de dar las gracias o sonreír, lo más probable es que le parta a uno la cara. Y cuando apetece salir, conocer, hablar, enamorarse o lo que sea, en vez de un café o un bar, verse condenado de por vida a los locales de ambiente, las madrugadas entre cuerpos Danone empastillados, reinonas escandalosas y drag queens de vía estrecha. Salvo que alguno -muchos- lo tenga mal asumido y se autoconfine a la alternativa cutre de la sauna, la sala X, la revista de contactos y la sordidez del urinario público.

A veces pienso en lo afortunado, o lo sólido, o lo entero, que debe de ser un homosexual que consigue llegar a los cuarenta sin odiar desaforadamente a esta sociedad hipócrita, obsesionada por averiguar, juzgar y condenar con quién se mete, o no se mete, en la cama. Envidio la ecuanimidad, la sangre fría, de quien puede mantenerse sereno y seguir viviendo como si tal cosa, sin rencor, a lo suyo, en vez de echarse a la calle a volarle los huevos a la gente que por activa o por pasiva ha destrozado su vida, y sigue destrozando la de los chicos de catorce o quince años que a diario, todavía hoy, siguen teniéndolo igual que él lo tuvo: las mismas angustias, los mismos chistes de maricones en la tele, el mismo desprecio alrededor, la misma soledad y la misma amargura.

Envidio la lucidez y la calma de quienes, a pesar de todo, se mantienen fieles a sí mismos, sin estridencias pero también sin complejos, seres humanos por encima de todo. Gente que en tiempos como éstos, cuando todo el mundo, partidos, comunidades, grupos sociales, reivindica sus correspondientes deudas históricas, podría argumentar, con más derecho que muchos, la deuda impagada de tantos años de adolescencia perdidos, tantos golpes y vejaciones sufridas sin haber cometido jamás delito alguno, tanta rechifla y tanta afrenta grosera infligida por gentuza que, no ya en lo intelectual, sino en lo puramente humano, se encuentra a un nivel abyecto, muy por debajo del suyo. Pensaba en todo eso mientras el barquito cruzaba la laguna y la pareja se mantenía inmóvil, el uno contra el otro, hombro con hombro. Y antes de volver a lo mío y olvidarlos, me pregunté cuantos fantasmas atormentados, cuántas infelices almas errantes no habrían dado cualquier cosa, incluso la vida, por estar en su lugar. Por estar allí, en Venecia, dándose calor en aquella fría tarde de sus vidas.




—Arturo Pérez-Reverte