sábado, 5 de septiembre de 2009

Pot-pourri de ma boîte de courrier électronique personnelle

Avertissement


Chers lecteurs,

Aujourd’hui, pour des raisons de stabilité mentale, j’ai entrepris un grand nettoyage de ma boîte e-mail personnelle, et peu à peu m’est venue l’idée de créer une composition d’un genre un peu particulier, dont la substance serait formée à partir de certains e-mails reçus au cours de ma vie. L’idée est de faire une sorte de portrait d’une génération à travers un de ses moyens de communication privilégié : le courrier électronique.

Si un auteur, pour quelque raison que ce soit, n’approuve pas la publication du morceau choisi, je procéderai à son retrait immédiat.

J’ai passé des moments très agréables à rassembler ce matériel historique, et j’espère qu’il sera à votre goût.

Chers lecteurs, bonne lecture !
H.


"Je sais que je ne devrais pas écrire ce message, mais bon la loi de l'alcool est souvent la plus forte, mais je connais pas meilleur sérum de vérité et se cacher derrière le pouce est ridicule."


"Cela fait 6 mois que j'erre du néant en mission à la con avec le RMI. La semaine dernière j’ai enfin trouvé un job pérenne susceptible de me faire renoncer à mes ambitions de faire un truc qui me botte, en étant à défaut occupée au moins. Bref, je me suis fait virer au bout de 5 jours pour insolence!!"


"Je suis libre de 6H à 6H."


"Que devenez vous ? Je suis ok pour la petite soirée avec la promo ms je pense que c'est perdu d'avance...Pour mes dispos c'est un peu compliqué, mon emploi du temps n'est pas très fixe donc je me calerai sur ce que vous avez choisi, et si je ne peux pas ce n'est pas très grave (ce qui en arrangera certaines si j'en crois les échos que j'ai eu de la dernière fois où l'on s'est vu)"


"Tu pars samedi en huit, me voilà rassuré. Cela nous laisse une fenêtre un peu plus large pour nous voir."


"Durant la procédure de recrutement, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir ne pas nous contacter."



"L'appart est spacieux mais c'est une grosse tour HLM avec ascenseur qui sent vaguement la pisse selon les jours."


"Je m'engage dans un petit mail collectif et impersonnel mais c'est pour la bonne cause..."


"J'ai choppé une vidéo de ton directeur en train de mettre des coups de poubelles aux étudiants grévistes. Il est génial."


"Vous pouvez me passez l' e-mail de PY ? Je dois l'avoir sur MSN, mais comme je ne me rappelle plus de mon adresse MSN…"


"Ils dépensent sans compter pour offrir une console de jeux made in China à leurs enfants obèses. "


"Les cours d'anglais, c’est pas mal, parce qu’on parle surtout. Comme prévu, il y a surtout des asiatiques. Ils sont hyper sympas, mais par contre ils sortent pas trop le soir... "


"C'est la génialité".

"La bonne blague de Fred qui a rien trouvé de mieux a faire que de passer au travers de la baie vitrée, bien joué: une bien belle entaille au genou, et va trouver un docteur en rase campagne un dimanche aprèm, haha, trop marrant ce mec. Au final on aura quand même passé une bonne journée."


"Dans tes moments de doutes, je ne saurais trop te conseiller de fleurir de désolantes sépultures."


"Ca fait du bien d'avoir des collègues même si c'est juste des communiqueux lambda (un peu comme moi d'ailleurs)."


"Mon projet d'appart n'avance pas, on trouve rien à notre botte pour le moment, c'est vicieux parce que ça me laisse le temps de douter."

"Ca part en testicules."


"Je vis avec une femme et un enfant et un chien...mais je dors sur le canap’. "

"Je vais étudier la question de la bouteille de bordeaux."


"Pourrais tu également me dire si tu veux que je t’amène quelque chose from France (évite les vieux frometons qui puent car j'aimerais rester digne à l'arrivée)."

"Your friends are waiting for you on Tagged ! Are you friend with these people? Click Yes if these are your friends, otherwise click No. But you have to click!"


"Vis tu une vie de bohème, crois tu en l'éphémère?"


"Mon monde est un monde éblouissant de faux-semblants, d'obscurantisme, d'irresponsabilité, de vanité, de suffisance et de paraitre."

"Je fais du tourisme aux frais de la princesse !!"

"On a pas bu une goutte d alcool du week-end et tout s est super bien passé! Comme quoi!"

"J’ai mis environ 2 heures à faire un crumble (un exercice de 20 min normalement)"

"Il faut que j’aille faire les courses mais j’ai la flemme sous ce temps de merde. Mais bon, ça me permettra d’usiter ma nouvelle ombrelle en forme de cloche ! "

"Hier je suis sortie au gay village, et j’ai du boire mon poids en liquide, non mais j’ai cru que j’allais mourir aujourd’hui. Je me suis réveillée en soutif et culotte (grosse culotte aussi!!) avec ma lumière allumée et CENSURE à côté...mystère. je crois que je lui ai téléphoné en pleurant que j’avais peur (??!!) et il a fait des kilomètres pour venir me porter tellement je pouvais plus marcher."

"Le moon walk c'est la fameux pas de danse de Mickael Jackson ma petite inculte."


"On a reçu le dossier que papa avait demandé pour ta retraite. Ca va te faire rire mais quand tu en seras là comme nous tu verras comme c'est important."

"Pour ta coloc, j'avais pas eu les détails de tes prises de bec avec l'ancienne, mais dans tous les cas, les espagnols sont toujours bizarres. Personnellement j'ai jamais tellement compris ce peuple, ni leur langue d'ailleurs."

"Je vais encore puer la bière en allant le chercher..."

"Il m'a dit que tu avais un fixe en Espagne et petite maligne tu as omis de me donner ton numéro alors que je pourrais t'appeler, je vais essayer de pas penser que tu pourrais avoir omis ce détail volontairement...."


"J'ai également appris que tu avais un fixe en Espagne, et tu me donnes pas ton numéro ? As tu peur que je te harcèle???"

"Te souvenais-tu qu'on détermine qu'un quadrilatère est un parallélogramme car ses diagonales se coupent en leur milieu? composition chimique de l'air? Nature et fonction des mots dans une phrase? "


"Les nécessités du quotidien ont rapidement repris leur droits, travailler, étudier, trouver des ressources financières, comment faire pour vivre dans cette ville qui est un gouffre, qui aime tant l'argent?"

"Sur le sommet de leur butte, deux renards m'ont fixés pendant de longues secondes. C'était moi la bête curieuse, le prédateur. Je déteste être considéré comme l'ennemi, par des frères d'armes."


"Hier j'ai dansé comme une ouf et je me suis décorée avec les guirlandes et boules du sapin."

"Figure toi qu’on a fait une sortie de noël avec des gens du taf hier, et que j’ai fini par dormir chez un pote et je me suis endormie dans le salon, et à un moment j’ai entrouvert les yeux car j’entendais un bruit bizarre et...il était en train de pisser sur la table de salon. Je te jure! Je ne sais que penser de ca."

"Je ne veux pas être une trentenaire misérable qui a attendu que quelque chose se passe en vain."

"I'm afraid I wasn't able to deliver your message to the following addresses. This is a permanent error; I've given up. Sorry it didn't work out."

"Moi je deviens chômeuse professionnelle, ce qui se traduit par beaucoup de teuf et de boisson et très peu de recherche de taf. Voila."

"Du coup, j'ai regagné mon antre, bouquiné un tantinet et me suis préparé un savoureux festin. Un bon steak à la tendresse rare, cuit au gril, saupoudré de fleur de sel, accompagné de pommes sarladaises maison, le tout arrosé d'un généreux verre de nectar empourpré. Mes papilles et mon être tout entier se sont délectés de cette petite agape improvisée!"

"Demain je pars pour deux jours en Bretagne, profiter du bon air marin, de la côte et rendre une petite visite à ma vieille grand-mère moribonde qui se meurt dans son infâme geôle..."

"C'est une sacrée experte de la dissimulation quand on est en groupe, l'alcool aidant dans les soirées passées dans les bars ou les hauts lieux de débauche parisiens."

"J'avais envisagé boire un verre et me mettre au travail, en fait je vais me resservir le 3è. En tout cas, ça me fait plaisir de boire ces quelques gorgées réjouissantes en pleine journée, en toute imprévision, sans aucune injonction implicite... A la liberté!"

"Elle m'a donné les coordonnées d'un médecin dans le 15è, un gaucho paraît-il, qui lui a donné un arrêt sans problème lors de sa délicate démission... en gros elle m'a bien fait comprendre qu'il me délivrait le-dit papier sans trop de difficultés..."

"Désolé j'avais lu ton mail mercredi et comme je faisais autre chose en même temps, j'ai oublié de te répondre !!"

"C’est les montagnes russes hormonales depuis que j’ai arrêté la pilule et la je suis en phase 2 et je n’en peux plus de tout ce qui a une bite. Je n’ai jamais été en chaleur comme ca..."

"LE PUB MA TUER"

"Le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur?"

"On a été boire des coups jusque tard et j’ai été malade (poliment dit pour: j’ai retapisse les chiottes). Je ne sais pas s’il s’en est aperçu mais c’était trop cramé je suis sure. La biffe totale. Puis on s’est tape un trip en bus, puis attente de taxi à n’en plus finir, goinfrade de kebabs dégueux, engueulade avec le chauffeur de taxi, maison. La loose totale en fait, mais pas mal drôle. Car rien n'a change en fait. Si ce n’est l'âge et les expériences."

yyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeesssssssssssssssssssssssssssssssssssss!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

NO
NONONON nononono no
no
no
NOOOOOO
NO
N
N
OOOOOO

"Putain ya ma colloc qui vient de rester genre 10 minutes dans la pièce, on ne s’est pas adressé la parole, vivement quelle se casse bordel."

"Le temps, la routine, toujours la même chose, la même ville, les mêmes gens, pas assez de folie, pas assez de rencontres intéressantes et surtout personne à qui confier tout cela à qui raconter tout ce qui m'arrive minute après minute, avec qui faire des projets; bref un sentiment de solitude."

"J’avais pas du tout bu depuis 2 semaines à cause des médocs pour les dents de sagesse et là j ai été bourrée super vite (je pense que j ai bu super vite aussi!). Du coup on est rentré vers 2h et j’ai gerbé 3 fois dans la nuit!!"

"J’ai le maquillage qui dégouline encore d’hier soir."

"Nos 2 âmes me semblent pas mal sœur, sans vouloir dire de gros mots...."

"J’ai pour seul colocataire mon rasta-bichon qui se traîne avec ses 13 piges."

"Elle me fait faire des trucs de ouf genre regarder l'élection de miss France à la télé ou faire de la danse tous les jeudis soirs."

"Bon allez il faut que je m'occupe du parlement européen!!"


"Bon je vais te laisser, je dois réparer ma bicyclette, malade depuis 2 mois.... "


"Allez je te salue, il faut que j’aille à la banque qui essaye de m’enculer."

"Je resterai bien a discuter le bout de gras, mais suis vraiment trop crevée. Nouvelles tu voulais, nouvelles tu as eu."

"Envoyé de mon micro-ondes"

"Désolé pour ce mail affreux."

jueves, 27 de agosto de 2009

Le duel sans vainqueur

La chair moite et dans un épais sommeil,
Je rêve de démangeaison et me gratte avec ferveur.

La jambe me démange, derrière le genou, sous la cuisse, près de la cheville. Avant même de dresser l’inventaire complet de mes blessures, je l’entends pavaner.

Bizzzz de la provocation suprême,
Bizzzz de l’appel en duel.

J’allume violemment la lumière, affamée par un sombre désir de représailles.

Bizzzz,
Bizzzz


Je me retourne, il est juste derrière moi. Je saisi un livre au hasard, et d'une grand bam ! je l'extermine contre le mur.

Je découvre le coeur battant que l’arme du crime est Albert Einstein, et que le sang de la victime n’est autre que le mien.

domingo, 23 de agosto de 2009

Augusto Monterroso

Cómo acercarse a las fábulas
Con precaución, como a cualquier cosa pequeña. Pero sin miedo. Finalmente se descubrirá que ninguna fábula es dañina, excepto cuando alcanza a verse en ella alguna enseñanza. Esto es malo. Si no fuera malo, el mundo se regiría por las fábulas de Esopo; pero en tal caso desaparecería todo lo que hace interesante el mundo, como los ricos, los prejuicios raciales, el color de la ropa interior y la guerra; y el mundo sería entonces muy aburrido, porque no habría heridos para las sillas de ruedas, ni pobres a quienes ayudar, ni negros para trabajar en los muelles, ni gente bonita para la revista Vogue. Así, lo mejor es acercarse a las fábulas buscando de qué reír. —Eso es. He ahí un libro de fábulas. Corre a comprarlo. No, mejor te lo regalo: verás, yo nunca me había reído tanto.
(Tomado de La palabra mágica, México, 1983)


El Conejo y el León
Un célebre Psicoanalista se encontró cierto día en medio de la Selva, semiperdido.
Con la fuerza que dan el instinto y el afán de investigación logró fácilmente subirse a un altísimo árbol, desde el cual pudo observar a su antojo no sólo la lenta puesta del sol sino además la vida y costumbres de algunos animales, que comparó una y otra vez con las de los humanos.
Al caer la tarde vio aparecer, por un lado, al Conejo ; por otro lado, al León.
En un principio no sucedió nada digno de mencionarse, pero poco después ambos animales sintieron sus respectivas presencias, y, cuando toparon el uno con el otro, cada cual reaccionó como lo había venido haciendo desde que el hombre era hombre.
El León estremeció la Selva con sus rugidos, sacudió la melena majestuosamente como era su costumbre y hendió el aire con sus garras enormes ; por su parte, el Conejo respiró con mayor celeridad, vio un instante a los ojos del León, dio media vuelta y se alejó corriendo.
De regreso a la ciudad el célebre Psicoanalista publicó cum laude su famoso tratado en que demuestra que el León es el animal más infantil y cobarde de la Selva, y el Conejo el más valiente y maduro : el León ruge y hace gestos y amenaza al Universo movido por el miedo ; el Conejo advierte esto, conoce su propia fuerza y se retira antes de perder la paciencia y acabar con aquel ser extravagante y fuera de sí, al que comprende y que después de todo no le ha hecho nada.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

La Oveja negra
En un lejano país existió hace muchos años una Oveja negra.
Fue fusilada.
Un siglo después, el rebaño arrepentido le levantó una estatua ecuestre que quedó muy bien en el parque.
Así, en los sucesivo, cada vez que aparecían ovejas negras eran rápidamente pasadas por las armas para que las futuras generaciones de ovejas comunes y corrientes pudieran ejercitarse también en la escultura.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)


El Burro y la Flauta
Tirada en el campo estaba desde hacía tiempo una Flauta que ya nadie tocaba, hasta que un día un Burro que paseaba por ahí resopló fuerte sobre ella haciéndola producir el sonido más dulce de su vida, es decir, de la vida del Burro y de la Flauta.
Incapaces de comprender lo que había pasado, pues la racionalidad no era su fuerte y ambos creían en la racionalidad, se separaron presurosos, avergonzados de lo mejor que el uno y el otro habían hecho durante su triste existencia.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)


La Rana que quería ser una rana auténtica
Había una vez una Rana que quería ser una Rana auténtica, y todos los días se esforzaba en ello.
Al principio se compró un espejo en el que se miraba largamente buscando su ansiada autenticidad.
Unas veces parecía encontrarla y otras no, según el humor de ese día o de la hora, hasta que se cansó de esto y guardó el espejo en un baúl.
Por fin pensó que la única forma de conocer su propio valor estaba en la opinión de la gente, y comenzó a peinarse y a vestirse y a desvestirse (cuando no le quedaba otro recurso) para saber si los demás la aprobaban y reconocían que era una Rana auténtica.
Un día observó que lo que más admiraban de ella era su cuerpo, especialmente sus piernas, de manera que se dedicó a hacer sentadillas y a saltar para tener unas ancas cada vez mejores, y sentía que todos la aplaudían.
Y así seguía haciendo esfuerzos hasta que, dispuesta a cualquier cosa para lograr que la consideraran una Rana auténtica, se dejaba arrancar las ancas, y los otros se las comían, y ella todavía alcanzaba a oír con amargura cuando decían que qué buena Rana, que parecía Pollo.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)


La Cucaracha soñadora
Era una vez una cucaracha llamada Gregorio Samsa que soñaba que era una cucaracha llamada Franz Kafka que soñaba que era un escritor que escribía acerca de un empleado llamado Gregorio Samsa que soñaba que era una cucaracha.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

La Fe y las Montañas
Al principio la Fe movía montañas sólo cuando era absolutamente necesario, con lo que el paisaje permanecía igual a sí mismo durante milenios.
Pero cuando la Fe comenzó a propagarse y a la gente le pareció divertida la idea de mover montañas, éstas no hacían sino cambiar de sitio, y cada vez era más difícil encontrarlas en el lugar en que uno las había dejado la noche anterior ; cosa que por supuesto creaba más dificultades que las que resolvía.
La buena gente prefirió entonces abandonar la Fe y ahora las montañas permanecen por lo general en su sitio.
Cuando en la carretera se produce un derrumbe bajo el cual mueren varios viajeros, es que alguien, muy lejano o inmediato, tuvo un ligerísimo atisbo de Fe.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

Mister Taylor
—Menos rara, aunque sin duda más ejemplar —dijo entonces el otro—, es la historia de Mr. Percy Taylor, cazador de cabezas en la selva amazónica.
Se sabe que en 1937 salió de Boston, Massachussets, en donde había pulido su espíritu hasta el extremo de no tener un centavo. En 1944 aparece por primera vez en América del Sur, en la región del Amazonas, conviviendo con los indígenas de una tribu cuyo nombre no hace falta recordar.
Por sus ojeras y su aspecto maléfico pronto llegó a ser conocido allí como «el gringo pobre», y los niños de la escuela hasta lo señalaban con el dedo y le tiraban piedras cuando pasaba con su barba brillante bajo el dorado sol tropical. Pero esto no afligía la humilde condición de Mr. Taylor porque había leído en las Obras Completas de William G. Knight que si no se siente envidia de los ricos la pobreza no deshonra.

(Tomado de Obras completas y otros cuentos, México, Era, 1959.)



La mosca que soñaba que era un águila
Había una vez una Mosca que todas las noches soñaba que era un Águila y que se encontraba volando por los Alpes y por los Andes.
En los primeros momentos esto la volvía loca de felicidad; pero pasado un tiempo le causaba una sensación de angustia, pues hallaba las alas demasiado grandes, el cuerpo demasiado pesado, el pico demasiado duro y las garras demasiado fuertes; bueno, que todo ese gran aparato le impedía posarse a gusto sobre los ricos pasteles o sobre las inmundicias humanas, así como sufrir a conciencia dándose topes contra los vidrios de su cuarto.
En realidad no quería andar en las grandes alturas o en los espacios libres, ni mucho menos.
Pero cuando volvía en sí lamentaba con toda el alma no ser un Águila para remontar montañas, y se sentía tristísima de ser una Mosca, y por eso volaba tanto, y estaba tan inquieta, y daba tantas vueltas, hasta que lentamente, por la noche, volvía a poner las sienes en la almohada.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

jueves, 6 de agosto de 2009

Expresión escrita

A lo largo de mi vida, he conocido a muchas personas que me han sorprendido, ya sea de manera positiva o negativa. Hoy voy a hablar de la primera persona que me decepcionó.

Debía de tener 4 o 5 años, e iba por la calle con mi madre, cuando apareció un señor que me era muy familiar : era un anciano, gordito, que llevaba una barba blanca muy larga y muy pura. Al verlo, me puse a correr hacía él y sus brazos me acogieron con cariño. Me sonrió, diciéndome que se alegraba de verme.

Ese hombre, por supuesto, era el Papa Noel, y me encantaba su traje rojo. Me prometió juguetes maravillosos. Para conseguir sus regalos, seguí sus instrucciones al pie de la letra : paré de mentir y de llorar por cualquier cosa, o al menos lo intenté con mi mejor voluntad.

Unos días más tarde, mi hermano mayor entró en mi cuarto y me dijo : « Ven, que te voy a enseñar algo, pero no se lo digas a los padres. » Sentí que había gato encerrado, pues bien sabía como era mi hermano.

Me llevó al cuarto de mis padres y se arrodilló para sacar unas bolsas llenas de regalos que se encontraban debajo de la cama de nuestros progenitores. Mi hermano me miró con una sonrisa maléfica, y empece a tener la mosca detrás de la oreja.

« Qué te creías ? Papa Noel no existe, son los padres que lo inventaron, son ellos los que traen los regalos. »

Yo no quería creerlo, pero la prueba era obvia, y estaba a punto de llorar. Me fui pitando a buscar a mi madre, que estaba preparando la cena, y le pregunté :

« Existe el Papa Noel ? »
« Claro que sí, mi amor », me contestó ella, sin parar de cortar las zanahorias.
« Pero, de verdad que existe ? No será una invención tuya?”

Mi madre parecía incomoda, y tardó unos segundos en buscar las palabras adecuadas. Esos segundos me parecieron una eternidad.

Al enterarme de la verdad, me sentí enojada y muy triste a la vez. Fue aquel día que entendí que los adultos también podían mentir.

Desde entonces, he vuelto a encontrarme con ese hombre mil veces, en varias ciudades, en varios paises, pero nunca le hago caso. Lo veo engañar a miles de niños como me engaño a mi, y todavía no acabo de comprender por qué.

viernes, 24 de julio de 2009

Jeffrey Lewis Band

Un jeudi soir dans un bar absolument ridiculement petit et packedisimo bondé, Le Jeffrey Lewis Band, le génial mega cool groovy spounky maître son excellence punk history (AT-CHOUM!) trooooooooop super anxiety attack last time i did acid i went insane the brillant man with the golden arm a joué.
Roll bus roll!
Ils sont déjà partis, et c'est bien dommage. J'espère pouvoir les croiser un jour a un arrêt de bus, alors qu'ils font la manche, comme là:

jueves, 23 de julio de 2009

6H39 AM

Ma prostitution vaut-elle mieux que la leur?


Ah qu'il est bon d'éteindre les lumières alors que s'imposent les premières lueurs du jour!
Après une longue nuit,
En l'échange de quelques roublards, à plancher sur une traduction merveilleusement...
...Pornographique!

Puisqu'il est si bon d'aller goûter l'air de l'aube de l'air de l'air de l'air
De l'aube
Allons fêter la naissance de cette nouvelle journée,
Allons parcourir les rues désertes, l'œil toujours vaillant, -bien entraîné qu'il est,
Aux nuits d'insomnies et aux renards battants

Ah comme la nuit me fut intense,
Comme le matin me fait planer,

Mais, amis des songes, ne rêvez plus!
Dans une heure je croiserai bérets et cravates de benêts
A l'affût de leur nouvelle journée,
Dont moi, vous m'excuserez, je me ferai gracieusement exempter!

martes, 21 de julio de 2009

Song of the day - Jacques Brel "Au Suivant"


1964. Brel écrivait cette chanson qui retrace les visites des conscrits se faisant déniaiser au bordel, visites fugaces, encadrées et minutées, et qui laissent leur lot de traces ineffaçables.

45 ans plus tard je ne cesse de lire et relire ses mots, les laisser glisser en moi, puis les décortiquer, en chercher les jeux de mots, observer les prouesses de Brel qui permettent de combiner la trivialité au drame (Oui c’est ça d’être au chômage).

Je regarde en boucle son interprétation confondante, chaque crescendo dans sa voix, sa présence sur scène, ses mimiques, qui sont autant de pépites illuminées dans l’absurdité de la masse humaine. Après avoir passé ma nuit, blanche, puis ma journée, incolore, à visionner et à lire des interviews dans lesquelles se laisse entrevoir sa vision du monde, je comprends parfaitement pourquoi tu l’aimes tant.





Tout nu dans ma serviette qui me servait de pagne
J'avais le rouge au front et le savon à la main
Au suivant au suivant

J'avais juste vingt ans et nous étions cent vingt
A être le suivant de celui qu'on suivait
Au suivant au suivant

J'avais juste vingt ans et je me déniaisais
Au bordel ambulant d'une armée en campagne
Au suivant au suivant

Moi j'aurais bien aimé un peu plus de tendresse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps
Mais au suivant au suivant

Ce ne fut pas Waterloo mais ce ne fut pas Arcole
Ce fut l'heure où l'on regrette d'avoir manqué l'école
Au suivant au suivant

Mais je jure que d'entendre cet adjudant de mes fesses
C'est des coups à vous faire des armées d'impuissants
Au suivant au suivant

Je jure sur la tête de ma première vérole
Que cette voix depuis je l'entends tout le temps
Au suivant au suivant

Cette voix qui sentait l'ail et le mauvais alcool
C'est la voix des nations et c'est la voix du sang
Au suivant au suivant

Et depuis chaque femme à l'heure de succomber
Entre mes bras trop maigres semble me murmurer
Au suivant au suivant

Tous les suivants du monde devraient se donner la main
Voilà ce que la nuit je crie dans mon délire
Au suivant au suivant

Et quand je ne délire pas j'en arrive à me dire
Qu'il est plus humiliant d'être suivi que suivant
Au suivant au suivant

Un jour je me ferai cul-de-jatte ou bonne sœur ou pendu
Enfin un de ces machins où je ne serai jamais plus
Le suivant le suivant

viernes, 17 de julio de 2009

Mais qui est vraiment Ryan?



En sortant du petit Boeing Ryanair, j’ai la nausée, le teint blême et la tête prête à éclater, grosse comme une citrouille.


Pourtant, le vol n’a duré qu’une heure et demie, le pilote a manœuvré décollage et atterrissage comme un souffle dans une étoffe de soie, et aucune turbulence n’est venue secouer mon petit cœur.

Mais Ryanair a su inventer ses propres turbulences. Depuis un certain temps, la compagnie m’agace avec sa politique du tout payant. Pour maximiser ses coûts d'exploitation, elle instauré des taxes de plus en plus nombreuses : taxe pour les bagages en soute, pénalité pour l'enregistrement à l’aéroport, prélèvement pour le paiement par carte de crédit, tout est bon à prendre.

Et dans mon vol, pas plus d’une minute sans slogan publicitaire ou vente agressive de produits divers. Entre les tentatives lourdes et répétées de refourguer cacahuètes agrémentées de cognac, cartes téléphoniques Vodafone, parfums de luxe, une grande tombola (payante) est organisée pour, peut être, gagner un vol Ryanair à 1 euro. Et cerise sur le gâteau, Ryanair sait innover : « achetez-donc nos cigarettes sans fumée pour vous livrer à votre activité favorite sans gêner vos voisins ».
Pourquoi ne pas faire payer les ceintures de sécurité ou faire participer les voyageurs aux contrôles techniques de sécurité ?

Après enquête, il semblerait que Michael O’Leary, le cynique PDG de Ryanair, n’ait pas vraiment besoin de mes suggestions, son imagination dépassant l’entendement. O’Leary est également un homme qui va de l’avant, qui affiche son contentement de la récession actuelle, affirmant qu'ainsi que Ryanair serait "débarrassée des compagnies déficitaires minables et pourrait acheter des avions moins chers''.

Parmi les nouvelles idées de Ryanair :

- faire voyager certains passagers debout pour gagner de la place. Selon O’Leary, « on voyage bien debout en bus, pourquoi pas en Airbus ? ». Je trouve ça génial, peut être qu’un jour on pourra voyager en terrasse, en s’accrochant aux ailes de l’avion.
- taxer les obèses, en fonction de leur Indice de Masse Corporelle : "Ce n'est pas contre la loi. Nous pouvons faire passer cela pour une question de sécurité", a affirmé M. O'Leary. Il a finalement renoncé, car il semblerait que peser chaque passager retarderait trop l’enregistrement. Pourquoi ne pas mettre les gros en soute ?
- faire payer les toilettes. Ou éventuellement les supprimer tout bonnement, car « cela permettra d'augmenter de 6 sièges la capacité de l'avion".
- monter un service haut de gamme, en incluant free blowjobs pour businessmen. Non, ce n’est pas une blague, je vous propose d’ailleurs de regarder la vidéo suivante :



Celle-ci n'est pas mal non plus:



Sinon, pour ceux que ça interesse, il y a un bon documentaire sur Ryanair (ça dure 47 minutes) On y apprend pas mal de choses assez déroutantes sur la compagnie.









jueves, 16 de julio de 2009

Hafdis Huld - Tomoko

It's hard to hang out with Tomoko.



Because she isn't interesting at all.

domingo, 12 de julio de 2009

Last days in Paris

« Or, dit Pantagruel, faisons un peu bonne chère et buvons, je vous en prie, enfants, car il fait bon boire. »
François Rabelais, Pantagruel

martes, 7 de julio de 2009

Amor gay — Arturo Pérez-Reverte

Nunca antes me había fijado en la cantidad de parejas homosexuales que se ven paseando por Venecia. Los encuentras caminado por los puentes, a la orilla de los canales, cenando en los pequeños restaurantes del casco viejo. No suele tratarse de dúos espectaculares, sino todo lo contrario: gente discreta, tranquila, a menudo con aspecto educado. Mirando a los demás aprendes cantidad de cosas, y en el caso de estas parejas siempre me encanta sorprender sus gestos comedidos de confianza o afecto, el reparto convencional de roles que suele darse entre uno y otro, la ternura contenida que a menudo sientes flotar entre ellos, en su inmovilidad, en sus silencios. 0


Pensaba en todo eso el otro día, a bordo del vaporetto que cubre el trayecto de San Marcos al Lido. Sobre la laguna soplaba un viento helado, los pasajeros íbamos encogidos de frío, y en un banco de la embarcación había una pareja, hombre y hombre, cuarentones, tranquilos. Se sentaban muy juntos, apoyado discretamente un hombro en el del compañero, en un intento de darse calor. Iban quietos y callados, mirando el agua verdegris y el cielo color ceniza. Y en un momento determinado, cuando el barco hizo un movimiento y la luz y la gama de grises del paisaje se combinaron de pronto con extraordinaria belleza, los ví cambiar una sonrisa rápida, fugaz, parecida a un beso o una caricia.


Parecían felices. Dos tipos con suerte, pensé. Aunque sea dentro de lo que cabe. Porque viéndolos allí, en aquella tarde glacial, a bordo del vaporetto que los llevaba a través de la laguna de esa ciudad cosmopolita, tolerante y sabia, pensé cuántas horas amargas no estarían siendo vengadas en ese momento por aquella sonrisa. Largas adoslescencias dando vueltas por los parques o los cines para descubrir el sexo, mientras otros jóvenes se enamoraban, escribían poemas o bailaban abrazados en las fiestas del Instituto. Noches de echarse a la calle soñando con un príncipe azul de la misma edad, para volver de madrugada, hechos una mierda, llenos de asco y de soledad.


La imposibilidad de decirle a un hombre que tiene los ojos bonitos, o una hermosa voz, porque, en vez de dar las gracias o sonreír, lo más probable es que le parta a uno la cara. Y cuando apetece salir, conocer, hablar, enamorarse o lo que sea, en vez de un café o un bar, verse condenado de por vida a los locales de ambiente, las madrugadas entre cuerpos Danone empastillados, reinonas escandalosas y drag queens de vía estrecha. Salvo que alguno -muchos- lo tenga mal asumido y se autoconfine a la alternativa cutre de la sauna, la sala X, la revista de contactos y la sordidez del urinario público.

A veces pienso en lo afortunado, o lo sólido, o lo entero, que debe de ser un homosexual que consigue llegar a los cuarenta sin odiar desaforadamente a esta sociedad hipócrita, obsesionada por averiguar, juzgar y condenar con quién se mete, o no se mete, en la cama. Envidio la ecuanimidad, la sangre fría, de quien puede mantenerse sereno y seguir viviendo como si tal cosa, sin rencor, a lo suyo, en vez de echarse a la calle a volarle los huevos a la gente que por activa o por pasiva ha destrozado su vida, y sigue destrozando la de los chicos de catorce o quince años que a diario, todavía hoy, siguen teniéndolo igual que él lo tuvo: las mismas angustias, los mismos chistes de maricones en la tele, el mismo desprecio alrededor, la misma soledad y la misma amargura.

Envidio la lucidez y la calma de quienes, a pesar de todo, se mantienen fieles a sí mismos, sin estridencias pero también sin complejos, seres humanos por encima de todo. Gente que en tiempos como éstos, cuando todo el mundo, partidos, comunidades, grupos sociales, reivindica sus correspondientes deudas históricas, podría argumentar, con más derecho que muchos, la deuda impagada de tantos años de adolescencia perdidos, tantos golpes y vejaciones sufridas sin haber cometido jamás delito alguno, tanta rechifla y tanta afrenta grosera infligida por gentuza que, no ya en lo intelectual, sino en lo puramente humano, se encuentra a un nivel abyecto, muy por debajo del suyo. Pensaba en todo eso mientras el barquito cruzaba la laguna y la pareja se mantenía inmóvil, el uno contra el otro, hombro con hombro. Y antes de volver a lo mío y olvidarlos, me pregunté cuantos fantasmas atormentados, cuántas infelices almas errantes no habrían dado cualquier cosa, incluso la vida, por estar en su lugar. Por estar allí, en Venecia, dándose calor en aquella fría tarde de sus vidas.




—Arturo Pérez-Reverte

jueves, 11 de junio de 2009

Proverbe Slovaque

Koľko rečí vieš, toľkokrát si človekom

The Number of Languages you know is the Number of Times you are Human

domingo, 17 de mayo de 2009

Cool no?

- ¿Y cómo lo haces?
- ¿El qué?
- Lo de sonreír todo el tiempo, incluso cuando las cosas van mal.
- A veces utilizo una técnica casera: cuando algo me preocupa demasiado o me ofusca, hago un zoom out mental desde mi habitación (o donde sea) hasta llegar a tener todo el planeta Tierra al alcance de mi vista. Bonito, ¿no? Entonces pienso que si yo soy un puntito minúsculo, mi problema todavía es más pequeñito. Y lo veo más claro.
- Como un astronauta?
- Como un astronauta.


www.lecool.com

sábado, 9 de mayo de 2009

Une scène de la vie quotidienne : malade




Exédée de devoir respirer par la bouche,
et assécher de ce fait ma gorge déjà bien irritée,
je saisi un mouchoir en papier,
et je le porte à mon nez.

De toutes mes forces je me mouche,
Mais mes efforts en clapouche
Hélas!, demeurent sans effet.

Dans l'énergie du dernier espoir;
Abdominaux bien contractés,
J'en remets une bonne couche.

Soudain,
branle-bas de combat,
Une douleur violente m'assaillit ,

En une fraction de seconde,
C'est avec effroi que je me rends compte :
C'est bien mon cerveau que j'expuse par les narines!

viernes, 8 de mayo de 2009

oh god how much I love this song tonight



My beloved monster and me
We go everywhere together
Wearing a raincoat that has four sleeves
Gets us through all kinds of weather

She will always be the only thing
That comes between me and the awful sting
That comes from living in a world thats so damn mean

My beloved monster is tough
If she wants she will disrobe you
But if you lay her down for a kiss
Her little heart it could explode

She will always be the only thing
That comes between me and the awful sting

That comes from living in a world thats so damn...
Mean

La la la la la la la la

martes, 5 de mayo de 2009

Morceaux choisis - Einstein, Albert





Deux choses sont infinies: l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue.

Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu'un atome.

J'aime penser que la lune est là même si je ne la regarde pas.

L'ensemble de ce qui compte ne peut pas être compté, et l'ensemble de ce qui peut être compté ne compte pas.

L'environnement, c'est tout ce qui n'est pas moi. (haha)

L'extrême netteté, la clarté, et la certitude ne s'acquièrent qu'au prix d'un immense sacrifice: la perte de la vue d'ensemble.

L'homme évite habituellement d'accorder de l'intelligence à autrui, sauf quand par hasard il s'agit d'un ennemi.

L'idée qu'un électron exposé à un rayonnement choisit en toute liberté la manière ou la direction où il doit sauter m'est insupportable. S'il en était ainsi, j'aimerais mieux être cordonnier ou même employé dans un bistrot que physicien.

La distinction entre le passé, le présent et le futur n'est qu'une illusion, aussi tenace soit-elle.

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. - La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. - Si la pratique et la théorie sont réunies, rien ne fonctionne et on ne sait pas pourquoi.


Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.

Les Etats-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation.

Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe.

Ne t'inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t'assurer que les miennes sont bien plus importantes!

S'il n'y a pas de prix à payer, c'est que cela ne vaut rien.

Si l'idée n'est pas a priori absurde, elle est sans espoir.

Mais c'est la personne humaine, libre, créatrice et sensible qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.

Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits.

lunes, 13 de abril de 2009

Prague mon amour...

A Prague il y a des églises vraiment vertes et c'est très beau:



A Prague il y a une horloge astrologique, sur une des plus belles places au monde (d'ailleurs, pour remercier l'horloger, les autorités tchèques lui ont creuvé les yeux, pour qu'il ne puisse créer aussi belle merveille nulle part dans le monde) :



Prague a un côté sombre, gothique, sur le point d'exploser (il ne faut pas faire le malin avec elle)



Et on trouve même des prisons qui donnent sur le trottoir, pour humilier ceux qui ont pêché:



Le plus fou, c'est qu'à côté de ça il y a des imbéciles de touristes qui se goinfrent dans des restaurants aux mets exhubérants:




Il y a vraiment de quoi se perdre dans cette ville:



Heureusement, quand on retrouve les chemins fréquentés, on est éblouit par sa beauté.



Et ça va tout de suite bien mieux, les cheveux reprennent de la couleur et du brillant



On est alors en bonne condition pour se promener dans les labyrinthes des parcs magiques:





Ce que je retiens de Prague, c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup d'amour

sábado, 4 de abril de 2009

miércoles, 18 de marzo de 2009

belote et rebelote et dix de der

Et aujourd'hui est tombée une nouvelle tête...

domingo, 15 de marzo de 2009

Pour toi D., pour tes mots et tes dictionnaires!

Es justa la alegría de los lexicólogos y de los editores cuando aparecen, al son de los tambores y trompetas de la publicidad, anunciándonos la entrada de unos cuantos millares de palabras nuevas en sus diccionarios. Con el paso del tiempo, la lengua va perdiendo y ganando, se vuelve, cada día que pasa, simultáneamente más rica y más pobre : las palabras viejas, cansadas, fuera de uso, apenas resisten la frenética agitación de las palabras recién llegadas, y acaban por caer en una especie de limbo donde permanecen a la espera de la muerte definitiva o, en el mejor de los casos, del toque de la varita mágica de un erudito obsesivo o de un curioso ocasional, quienes de esta manera les darán todavía un breve destello de vida, un suplemento de precaria existencia, una última esperanza. El diccionario, imagen ordenada del mundo, se construye y se desenvuelve sobre tantísimas palabras que vivieron una vida plena, después envejecieron y languidecieron, primero generadas, después generadoras, como lo fueron los hombres y la mujeres que las hicieron nacer y de las que vendrán a ser, a su vez, y de modo simultáneo, señores y siervos.

José Saramago



Les lexicologues et les éditeurs se réjouissent à juste titre lorsqu’ils viennent nous annoncer, au son des tambours et des trompettes de la publicité, l’entrée de quelques milliers de mots nouveaux dans leurs dictionnaires. Avec le temps qui passe, la langue perd et gagne, et de jour en jour, s’enrichit et s’appauvrit simultanément : les mots vieux, fatigués, hors d’usage, résistent péniblement à l’agitation frénétique des mots nouveaux venus, et finissent par tomber dans des sortes de limbes où ils demeurent dans l’attente de la mort définitive, ou bien, dans le meilleur des cas, dans celle du coup de baguette magique d’un érudit maniaque ou d’un curieux occasionnel, qui ainsi leur donneront encore un bref éclair de vie, un supplément d’existence précaire, un dernier espoir. Le dictionnaire, image ordonnée du monde, se construit et se déploie sur tant et tant de mots qui ont vécu une vie pleine, puis ont vieilli et langui, d’abord générés, ensuite géniteurs, comme l’ont été les hommes et les femmes qui leur ont donné naissance et qui deviendront, à leur tour et en même temps, leurs maîtres et esclaves.

José Saramago

jueves, 12 de marzo de 2009

Belfast....

Je suis tellement loin maintenant...Je dois t'avouer que les derniers temps je n'ai pas beaucoup pensé à toi, Belfast...Mais quand je lis que le sang recommence à couler, ça me fait une grosse boule dans la gorge, et les souvenirs reviennent comme des flèches.

Je me rappelle mes expéditions sur Falls Road et le défilés des charts des CrimeStoppers qui glacent le sang






Je repense aux gamins qui sur le chemin de l'école longent le mur de séparation du quartier protestant et du quartier catholique. Et à ces mêmes gamins, qui pendant les vacances s'amusent à jetter des pierres de l'autre côté du mur...








Je revis l'athmosphère glaciale qui règne dans tes rues, et me revient au travers de la gorge le goût amer de ta Guinness.






Je repense à ma rencontre avec des anciens prisonniers de l'IRA, parce que ce genre de rencontre marque pour toujours. Je repense à cette messe orangiste, à ce discours intégriste et terrifiant que j'ai du entendre. Je pense à ces milliers de photos que j'ai dans la tête mais qui ne pourront jamais apparaître sur ce blog.

Et je repense également à tous ces messages d'espoirs, cet espoir immense d'un jour vivre en paix. Je repense à ce que j'ai senti en voyant pour la première fois cette Peace Statue.








Belfast I love you but you're breaking my heart....

martes, 10 de marzo de 2009

Mai 68

Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n'empêcheront pas la venue du printemps

viernes, 6 de marzo de 2009

lunes, 2 de marzo de 2009

"Maintenant je sais pourquoi" ou La valse des fils de pute

Ca fait deux semaines que je sens venir le truc. Ils vont la virer, ou plutôt, il vont la faire partir.

« Volontairement »

Car ils sont malins, très malins.

B., ma chère B., je te connais à peine, mais tu es une des personnes que je préfère ici.

J’aurais dû t’en parler avant. Mais bon, ça n’aurait absolument rien changé.

Derrière ton dos ont défilés réunions d’organisation, épluchages de CVs, entretiens avec ceux qui paraissaient les plus requins.

Aujourd’hui, devant toi, elle est entrée, elle, celle qui allait te remplacer. Tu l’as bien vue, grande, élégante, polie - bien trop polie à mon goût. Elle ne t’as pas adressé un regard, évidemment. Alors forcément, tu as senti venir quelque chose.

Ils se sont installés dans la salle à côté de ton bureau. Je me suis risquée à te parler, par tâtonnement, pour que tu te prépares.

Tu ne disais rien. Puis tu as murmuré dans un souffle : "ca fait une semaine que je ne dors plus, maintenant je sais pourquoi".

La fille et le boss sont sortis. La fille a pris congé. Le boss est revenu avec son magnifique, son superbe : « We have to talk ». Ton naturel, spontané, dégagé, presque guilleret. B. se met à pleurer. « oh, no, please don’t you cry. You know we don’t want you to leave. We just need somebody a bit more…commercially active”. J’assiste à toute la scène, évidemment je suis de trop. Ils décident de passer dans la pièce à côté. Y flotte encore le parfum de la favorite.

5 minutes plus tard, ils ressortent des lieux de la trahison. B. rassemble quelques biens personnels tout en me grommelant quelques anecdotes qui ne font que confirmer ma répulsion pour cet endroit sordide, cette hypocrisie sublime pour laquelle je travaille. Nous échangeons nos numéros de téléphone, presque en secret. Nous avons, je crois, beaucoup de choses à nous dire.

B. s’en va.

Silence.

J’entend le boss rire avec son bras droit, pilier fidèle d’une blondeur candide, qui a l’apparence d’un petit agneau doux et inoffensif. Vraiment je pense que ça baise bien dans le bureau de la direction.

Moi, je ne peux pas travailler, je ne peux pas me concentrer. Je n’en ai aucune envie.

Ca baise à tout va, dopés qu'ils sont par leur sentiment de pouvoir, de grandeur, de puissance. Ca chante, ça trinque, blink! Ca rit, hop on s'en ressert un ptit coup, et puis soudain ça se met à se branler en lévitation. Ca virevolte, enivrés qu'ils sont, par leur propre réussite, admirant leur entreprise jeune, dynamique, en rapide expansion. Et ça pense aux petits pantins écorchés. Ensanglantés. Et ça gémit de plaisir.

Stratégie d'entreprise porteuse.

Et moi je reste comme une imbécile devant mon ordinateur.

martes, 24 de febrero de 2009

"Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. A notre époque, les enfants sont des tyrans"

Socrate

Comme c'est amusant de lire ça 26 siècles plus tard...

lunes, 23 de febrero de 2009

Les Princes de Rue

L’autre jour, alors que je sirotais une bière dans un bar, nous avons entendu une pluie de tambours. Vite, nous avons descendu ce qu’il restait au fond de notre verre et nous nous sommes précipités dehors, avides de sensations fortes.

Et c'était effectivement énorme : un groupe d’une dizaine de bonhommes vêtus d'un t-shirt vert fricotaient dangereusement avec leurs instruments.

Ils s’engagèrent dans la ruelle qui descend vers la place du Diamant, et spontanément, une foule se forma, suivant les musiciens dans la rue. Puis le groupe s'arrêta sur une petite place, et de l'autre côté de la rue apparu un second groupe de percusionistes, lui-même suivi d'une petite troupe de fidèles de tous âges. Et quelques secondes plus tard les rejoignit un troisième groupe de saltimbanques.

C'était magnifique.

Les 3 groupes, regroupés sur la petite place, encerclés d'une centaine de personnes, tous aux anges. Petits et grands, vieux et moins vieux. Et tous avaient l'air heureux. Drôlement heureux.

Beaucoup riaient ou souriaient. Il faisait froid mais tout le monde restait là, à écouter la puissance et les envolées des tambours. Et moi, dans ces moments là, ça ne se voit pas mais j'ai souvent envie de me mettre à chialer, tellement c'est beau de voir tous ces gens oublier leurs malheurs, de communier tous ensemble, sans gourou ni idéologie quelconque, d'être là, ensemble, juste bien.

sábado, 21 de febrero de 2009

viernes, 20 de febrero de 2009

sans titre

"L'argent ne fait pas le bonheur de celui qui n'en a pas."
Boris Vian
C'est, et de bien loin, la chose la plus intelligente qui ait été dite sur l'argent.
Moi, qui suis bien plus bête que Boris, je n'aime pas l'argent, à part quand par exemple je vais faire des courses.
Ah...je parle d'activités bassement alimentaires. Il serait déplacé de penser que je vaux mieux que cela. Oh que Diable! J'aimerais bien être une fille du soleil, dont la seule présence ferait bronzer les gens!
Malheureusement je n'en suis point!
Et je profite de ce post brillant pour demander à la cantonade: Qui a mon DVD de Kill Bill2? Enfin, celui de mon frère, qui le réclame. Encore une fois, je me suis approprié un bien qui n'est point mien.
(Tout comme ceux qui s'approprient leur chien - voir post sur les animaux)
Fichtre...je ne vaux guère mieux que ceux que je critique (à part Hello Kitty, ça j'en suis à peu près sûre)

jueves, 19 de febrero de 2009

круше́ние.................



"J'ai travaillé toute la matinée à la lecture des épreuves d'un de mes poèmes et j'ai enlevé une virgule. Cet après-midi, je l'ai remis." disait Oscar Wilde.

Et je me reconnais tristement dans cette manière de procéder. Surtout quand j'essaie de préparer mon éloquent discours de démission.

lunes, 16 de febrero de 2009

BV

C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.

Boris Vian

viernes, 23 de enero de 2009

et en parlant d'animaux...

Il y a deux façons d'enculer les mouches :

avec
ou
sans

leur consentement

Boris Vian (mon maître à penser)

jueves, 22 de enero de 2009

animaux "domestiques"?

"Quoi? Tu n'aimes pas les animaux?" me dit-on très souvent, avec un regard d'incompréhension. Comme si c'était un crime innommable. Tout cela commence sérieusement à m'énerver.
Je ne ferais jamais de mal à un animal. D'accord, il m'arrive d'écraser des moucherons, il m'est arrivé également une fois d'exterminer un cafard (voir mon récit scène de la vie quotidienne sur "la nouvelle cuisine espagnole"). Je ne suis pas non plus végérarienne, bien que je puisse parfaitement comprendre les motifs qui poussent à l'être.
Mais voilà, je refuse de cohabiter avec un animal.
Je suis extrêment sensible à leur odeur.
Le bruit qu'ils émettent, que ce soit aboiement ou miaulement, me rend malade.
Je refuse qu'ils me touchent, je refuse de les toucher.
Je n'aime pas le contact avec les animaux. Il m'arrive parfois de caresser ou de jouer avec un chat ou un chien que je trouve particulièrement mignon, mais ce chat ou ce chien ne sera jamais à moi. D'ailleurs, ceux qui aiment tellement les animaux se permettent de les déclarer leur, d'en faire leur propriété exclusive.
En quel honneur?
Pourquoi moi je devrais justifier de mon refus de cohabiter avec un animal, lorque d'autres, sous prétexte d'aimer éperdument les chiens, vont les enfermer dans un petit appartement en ville et les rendre claustrophobes? Pourquoi certaines personnes retirent la liberté à leur chat, quand l'indépendance est leur grande caractéristique intrinsèque?
Ca fait moins d'une semaine que je cohabite avec deux chats chez moi. Ils m'ont été imposés par les circonstances. Nous n'avions pas d'autre remède. Mais je suis déjà à bout de nerf. Quand je rentre chez moi, d'emblée leur odeur corporelle et celle de leur pâté immonde m'asfixie. Je préfère ouvrir toutes les fenêtres, je préfère avoir froid plutôt que la nausée. Et quand je me réveille le matin, que je découvre qu'ils ont chié devant ma porte, je ne peux pas non plus. Ces chats, d'un certain âge, vomissent tous les jours. Ils se cachent sous le drap qui recouvre le canapé et je dois, avant de m'assoir, toujours bien vérifier pour ne pas les écraser. La nuit, lorsque l'un d'entre eux se met à miauler comme un fou, je dois prendre mon mal en patience.
Je suis décidemment pas faite pour avoir un animal chez moi.

miércoles, 7 de enero de 2009

Me gusta odiar Barcelona











Barcelona putea. En todos los sentidos. Prostituye desde que se hizo un nombre, desde que se convertió en una marca equiparable al conejito Playboy. Pero también jode. Y quien se deja penetrar por ella lo hace con gusto, se siente privilegiado, considera que forma parte de un club selecto que nada tiene que ver con la sodomía. Y pide más.
(…)
« Barcelona, posa’t guapa » fue algo más que un lema. Fue el reclamo de un orgullo que había permanecido oculto, como se ocultó durante mucho tiempo el mar, al que la cuidad daba la espalda. En 1992, Barcelona empezó a maquillarse, a vestirse con ropa cara. Y dio el pego. Se había abierto de piernas a una realidad internacional, y había aprendido a hacerle el amor como si de verdad lo quisiera. De hecho, es probable que entonces Barcelona se sintiera realmente enamorada de aquel ejemplo que hallaba más allá de sus fronteras, mejor si éste no pertenecía a España. O incluso puede que fuera una franca admiración, eso que sentía por cuidades como Londres o París, o Nueva York. Alguien – o algo – le hizo créer que podía ser igual que ellas.
En otras palabras : Barcelona se lo creyó demasiado. Y no hay como la confianza en una misma para convertirse en objecto de deseo.
(…)
Y ahí está aquel obelisco que le dedicó Jean Nouvel en la plaça de les Glories, un símbolo sin duda de « Barcelona me la pone dura ».
(…)
Barcelona es una puta de lujo y ya no necesita meterse en la cama con nadie. Sin embargo, todo el mundo (en el alcance global del término) pretende haberse acostado con ella, pretende conocerla aunque sea a través de conversaciones noctámbulas. Eso es lo que la hace mundana.
(…)
Ya sea a un nivel productivo o en la propia condición social, Barcelona nos compra y nos convierte en beneficio. En lo que a la creación se refere, todo lo que ostente un made in Barcelona tiene cierta garantía de éxito ; a su vez, exporta la marca y certifia su pervivencia. Incrementa su precio.
El hecho de vivir a de haber vivido en Barcelona aspira a abrir las puertas de aquellos burdeles fashion y mediosnobs que frecuenta una pseudoclase social no tan determinada por las generaciones como por un estilo de vida. Hola, qué tal, soy posmo y te pasmo.
De todos modos, limitar este fenómeno a las tribus urbanas, a los bares y a las copas resultaría muy reduccionista, incluso poco fiel a la realidad. Entre otras razones, porque Barcelona, aun maquillada para matar, no es como la pintan. De noche, esta cuidad se convierte en la Estocolmo del sur de Europa. O, en palabras más directas, es un auténtico coñazo. Y en ese raro afán por acercarse a París, cobra caro y trata mal ; a eso le llama glamour.
(…)
Los que nacieron en esta cuidad viven tan ocupados en defender su propia identidad como hijos suyos, que no se dan cuenta de que ella, mientras tanto, se va haciendo vieja en el quirófano, abandona a sus operaciones de especulación estética. Estas son las operaciones que generan más ingresos.
Porque, si algo queda claro, es que Barcelona es rica. Económicamente, sí, pero también cultural y artísticamente, históricamente, climáticamente. Es rica, pero no multimillonaria. No importa. Lo que importa es que tiene un gran poder de seducción. Y quizá éste sea el mayor poder. El que lo consigue todo. Y todo lo mueve.
Madre dominadora y madastra capaz de provocar el síndrome de Estocolmo entre los que se dejaron atrapar por ella, falta determinar por qué Barcelona también atrae a escala internacional. No es excesivamente juerguista y, físicamente, ha dejado de ser bella. Tal vez estemos tan acostumbrados a sus costuras y sus tumores que ya no los veamos, pero están ahí en forma de andamios, de ladrillos, de socavones. Sus playas, aunque eficaces como parrillas para broncear, son bastante feas.
(…)
Me vienen a la cabeza anuncios como el del turrón 1880 (« el turrón más caro del mundo »), o los bombones Ferrero Rocher que Isabel Preysler ofrecía a sus invitados, símbolo de exquisitez. En realidad, tanto el turrón como los bombones están al alcance de todos los bolsillos, pero deben convencer al comprador de que se está llevando algo selecto, extraordinario. Necesitan distinguirse mediante un aspecto diferencial. Barcelona no sólo se vende, sino que, además, se sabe vender.
(…)
Nos gusta, pero no sabemos por qué ; la odiamos, pero no la abandonaríamos.

Barcelona, la gran madame, de Llucia Ramis, en Odio Barcelona

martes, 6 de enero de 2009

Parfois, (je dis bien parfois), il faut parler pour savoir ce que l'on pense...

lunes, 5 de enero de 2009

L'insoutenable légèreté de l'être - Milan Kundera - 1982

Cet essai/roman est pour moi une œuvre d’art. Une œuvre majestueuse où s’unissent, toujours en nuances, gravité et désinvolture. La question, ou le fil rouge de l’ouvrage, est de savoir quel aspect, de la gravité ou de la légèreté, correspond le mieux à la condition humaine. Kundera voit la pesanteur comme l’attachement à des êtres et à des principes, elle est pour lui le fruit d’une morale plutôt rigide. La légèreté, en opposition, est l’attachement à rien ni personne.

Quelle est l’orientation la plus supportable ? Faut-il préférer à la pesanteur la légèreté de l’être ? Il semblerait que pour Kundera, toute réponse est discutable, puisque pesanteur et légèreté sont pareillement insoutenables. Mais les choix sont, même si ne procédant pas d’une décision véritable, irréversibles.

La réponse de Kundera, je la vois dans son introduction :

"Il n’existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n’existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même ? C’est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même « esquisse » n’est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l’ébauche de quelque chose, la préparation d’un tableau, tandis que l’esquisse qu’est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau."
Autres morceaux choisis, parmi mes préférés :

«On a tous tendance à voir dans la force un coupable et dans la faiblesse une innocente victime.»

«Ce qui distingue l'autodidacte de celui qui a fait des études, ce n'est pas l'ampleur des connaissances, mais des degrés différents de vitalité et de confiance en soi.»



«Le jeune homme qui court après la gloire n'a aucune idée de ce qu'est la gloire. Ce qui donne un sens à notre conduite nous est toujours totalement inconnu.»

« Il suffit d’aimer à la folie et d’entendre gargouiller ses intestins pour que l’unité de l’âme et du corps, illusion lyrique de l’ère scientifique, se dissipe aussitôt. »

« Celui qui veut continuellement « s’élever » doit s’attendre à avoir un jour le vertige. Qu’est-ce que le vertige? La peur de tomber ? Mais pourquoi avons-nous le vertige sur un réverbère pourvu d’un solide garde-fou ? Le vertige, c’est autre chose que la peur de tomber. C’est la voix du vide au-dessous de nous qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons ensuite avec effroi. »

« Mais c’était justement le faible qui devait savoir être fort et partir quand le fort était trop faible pour pouvoir blesser le faible. »

« Il l’avait aimée depuis l’enfance jusqu’au moment où il l’avait accompagnée au cimetière, et il l’aimait dans ses souvenirs. D’où il tenait l’idée que la fidélité est la première de toutes les vertus ; elle donne son unité à notre vie qui, sans elle, s’éparpillerait en mille impressions fugitives.
Franz parlait souvent de sa mère à Sabina, et peut-être même, inconsciemment, par calcul : Sabina serait séduite par son aptitude à la fidélité, et c’était un moyen de se l’attacher.
Seulement, c’était la trahison qui séduisait Sabina, pas la fidélité. Le mot fidélité lui rappelait son père, provincial puritain qui peignait le dimanche pour son plaisir le soleil couchant au-dessus de la forêt et des bouquets de roses dans un vase. Grâce à lui, elle commença à dessiner très jeune. A quatorze ans, elle tomba amoureuse d’un garçon de son âge. Son père fut épouvanté et lui interdit de sortir seule pendant une année. Un jour, il lui montra des reproductions de Picasso et il en rit très fort. Puisqu’elle n’avait pas le droit d’aimer un garçon de son âge, au moins aimait-elle le cubisme. Après le baccalauréat, elle partit pour Prague avec l’impression réconfortante de pouvoir enfin trahir son chez-soi.
La trahison. Depuis notre enfance, papa et le maître d’école nous répètent que c’est la chose la plus abominable qui puisse se concevoir. Mais qu’est-ce que trahir ? Trahir, c’est sortir du rang. Trahir, c’est sortir du rang et partir dans l’inconnu.
Elle s’inscrivit à l’école des Beaux-Arts, mais il ne lui était pas permis de peindre comme Picasso. Il fallait alors obligatoirement pratiquer ce qui s’appelait le réalisme socialiste, et aux Beaux-Arts on fabriquait des portraits de chefs d’Etat communistes. Son désir de trahir le père restait inassouvi car le communisme n’était qu’un autre père, pareillement sévère et borné, qui interdisait et l’amour (l’époque était au puritanisme) et Picasso. Elle épousa un médiocre comédien pragois, uniquement parce qu’il avait une réputation d’excentrique et que les deux pères le jugeaient inacceptable.
Puis sa mère mourut. Le lendemain, en revenant à Prague après l’enterrement, elle reçut un télégramme : son père s’était suicidé de chagrin.
Le remords s’emparait d’elle : était-ce si mal, de la part de son père, de peindre des roses dans un vase et de ne pas aimer Picasso ? Etait-ce si répréhensible d’avoir peur que sa fille lui revienne enceinte à quatorze ans ? Etait-ce si ridicule de n’avoir pas pu vivre sans sa femme ?
De nouveau, elle était en proie au désir de trahir : trahir sa propre trahison. (…) La première trahison est irréparable. Elle provoque, par réaction en chaîne, d’autres trahisons dont chacune nous éloigne de plus en plus du point de la trahison initiale. »

«Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux."