sábado, 5 de septiembre de 2009

Pot-pourri de ma boîte de courrier électronique personnelle

Avertissement


Chers lecteurs,

Aujourd’hui, pour des raisons de stabilité mentale, j’ai entrepris un grand nettoyage de ma boîte e-mail personnelle, et peu à peu m’est venue l’idée de créer une composition d’un genre un peu particulier, dont la substance serait formée à partir de certains e-mails reçus au cours de ma vie. L’idée est de faire une sorte de portrait d’une génération à travers un de ses moyens de communication privilégié : le courrier électronique.

Si un auteur, pour quelque raison que ce soit, n’approuve pas la publication du morceau choisi, je procéderai à son retrait immédiat.

J’ai passé des moments très agréables à rassembler ce matériel historique, et j’espère qu’il sera à votre goût.

Chers lecteurs, bonne lecture !
H.


"Je sais que je ne devrais pas écrire ce message, mais bon la loi de l'alcool est souvent la plus forte, mais je connais pas meilleur sérum de vérité et se cacher derrière le pouce est ridicule."


"Cela fait 6 mois que j'erre du néant en mission à la con avec le RMI. La semaine dernière j’ai enfin trouvé un job pérenne susceptible de me faire renoncer à mes ambitions de faire un truc qui me botte, en étant à défaut occupée au moins. Bref, je me suis fait virer au bout de 5 jours pour insolence!!"


"Je suis libre de 6H à 6H."


"Que devenez vous ? Je suis ok pour la petite soirée avec la promo ms je pense que c'est perdu d'avance...Pour mes dispos c'est un peu compliqué, mon emploi du temps n'est pas très fixe donc je me calerai sur ce que vous avez choisi, et si je ne peux pas ce n'est pas très grave (ce qui en arrangera certaines si j'en crois les échos que j'ai eu de la dernière fois où l'on s'est vu)"


"Tu pars samedi en huit, me voilà rassuré. Cela nous laisse une fenêtre un peu plus large pour nous voir."


"Durant la procédure de recrutement, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir ne pas nous contacter."



"L'appart est spacieux mais c'est une grosse tour HLM avec ascenseur qui sent vaguement la pisse selon les jours."


"Je m'engage dans un petit mail collectif et impersonnel mais c'est pour la bonne cause..."


"J'ai choppé une vidéo de ton directeur en train de mettre des coups de poubelles aux étudiants grévistes. Il est génial."


"Vous pouvez me passez l' e-mail de PY ? Je dois l'avoir sur MSN, mais comme je ne me rappelle plus de mon adresse MSN…"


"Ils dépensent sans compter pour offrir une console de jeux made in China à leurs enfants obèses. "


"Les cours d'anglais, c’est pas mal, parce qu’on parle surtout. Comme prévu, il y a surtout des asiatiques. Ils sont hyper sympas, mais par contre ils sortent pas trop le soir... "


"C'est la génialité".

"La bonne blague de Fred qui a rien trouvé de mieux a faire que de passer au travers de la baie vitrée, bien joué: une bien belle entaille au genou, et va trouver un docteur en rase campagne un dimanche aprèm, haha, trop marrant ce mec. Au final on aura quand même passé une bonne journée."


"Dans tes moments de doutes, je ne saurais trop te conseiller de fleurir de désolantes sépultures."


"Ca fait du bien d'avoir des collègues même si c'est juste des communiqueux lambda (un peu comme moi d'ailleurs)."


"Mon projet d'appart n'avance pas, on trouve rien à notre botte pour le moment, c'est vicieux parce que ça me laisse le temps de douter."

"Ca part en testicules."


"Je vis avec une femme et un enfant et un chien...mais je dors sur le canap’. "

"Je vais étudier la question de la bouteille de bordeaux."


"Pourrais tu également me dire si tu veux que je t’amène quelque chose from France (évite les vieux frometons qui puent car j'aimerais rester digne à l'arrivée)."

"Your friends are waiting for you on Tagged ! Are you friend with these people? Click Yes if these are your friends, otherwise click No. But you have to click!"


"Vis tu une vie de bohème, crois tu en l'éphémère?"


"Mon monde est un monde éblouissant de faux-semblants, d'obscurantisme, d'irresponsabilité, de vanité, de suffisance et de paraitre."

"Je fais du tourisme aux frais de la princesse !!"

"On a pas bu une goutte d alcool du week-end et tout s est super bien passé! Comme quoi!"

"J’ai mis environ 2 heures à faire un crumble (un exercice de 20 min normalement)"

"Il faut que j’aille faire les courses mais j’ai la flemme sous ce temps de merde. Mais bon, ça me permettra d’usiter ma nouvelle ombrelle en forme de cloche ! "

"Hier je suis sortie au gay village, et j’ai du boire mon poids en liquide, non mais j’ai cru que j’allais mourir aujourd’hui. Je me suis réveillée en soutif et culotte (grosse culotte aussi!!) avec ma lumière allumée et CENSURE à côté...mystère. je crois que je lui ai téléphoné en pleurant que j’avais peur (??!!) et il a fait des kilomètres pour venir me porter tellement je pouvais plus marcher."

"Le moon walk c'est la fameux pas de danse de Mickael Jackson ma petite inculte."


"On a reçu le dossier que papa avait demandé pour ta retraite. Ca va te faire rire mais quand tu en seras là comme nous tu verras comme c'est important."

"Pour ta coloc, j'avais pas eu les détails de tes prises de bec avec l'ancienne, mais dans tous les cas, les espagnols sont toujours bizarres. Personnellement j'ai jamais tellement compris ce peuple, ni leur langue d'ailleurs."

"Je vais encore puer la bière en allant le chercher..."

"Il m'a dit que tu avais un fixe en Espagne et petite maligne tu as omis de me donner ton numéro alors que je pourrais t'appeler, je vais essayer de pas penser que tu pourrais avoir omis ce détail volontairement...."


"J'ai également appris que tu avais un fixe en Espagne, et tu me donnes pas ton numéro ? As tu peur que je te harcèle???"

"Te souvenais-tu qu'on détermine qu'un quadrilatère est un parallélogramme car ses diagonales se coupent en leur milieu? composition chimique de l'air? Nature et fonction des mots dans une phrase? "


"Les nécessités du quotidien ont rapidement repris leur droits, travailler, étudier, trouver des ressources financières, comment faire pour vivre dans cette ville qui est un gouffre, qui aime tant l'argent?"

"Sur le sommet de leur butte, deux renards m'ont fixés pendant de longues secondes. C'était moi la bête curieuse, le prédateur. Je déteste être considéré comme l'ennemi, par des frères d'armes."


"Hier j'ai dansé comme une ouf et je me suis décorée avec les guirlandes et boules du sapin."

"Figure toi qu’on a fait une sortie de noël avec des gens du taf hier, et que j’ai fini par dormir chez un pote et je me suis endormie dans le salon, et à un moment j’ai entrouvert les yeux car j’entendais un bruit bizarre et...il était en train de pisser sur la table de salon. Je te jure! Je ne sais que penser de ca."

"Je ne veux pas être une trentenaire misérable qui a attendu que quelque chose se passe en vain."

"I'm afraid I wasn't able to deliver your message to the following addresses. This is a permanent error; I've given up. Sorry it didn't work out."

"Moi je deviens chômeuse professionnelle, ce qui se traduit par beaucoup de teuf et de boisson et très peu de recherche de taf. Voila."

"Du coup, j'ai regagné mon antre, bouquiné un tantinet et me suis préparé un savoureux festin. Un bon steak à la tendresse rare, cuit au gril, saupoudré de fleur de sel, accompagné de pommes sarladaises maison, le tout arrosé d'un généreux verre de nectar empourpré. Mes papilles et mon être tout entier se sont délectés de cette petite agape improvisée!"

"Demain je pars pour deux jours en Bretagne, profiter du bon air marin, de la côte et rendre une petite visite à ma vieille grand-mère moribonde qui se meurt dans son infâme geôle..."

"C'est une sacrée experte de la dissimulation quand on est en groupe, l'alcool aidant dans les soirées passées dans les bars ou les hauts lieux de débauche parisiens."

"J'avais envisagé boire un verre et me mettre au travail, en fait je vais me resservir le 3è. En tout cas, ça me fait plaisir de boire ces quelques gorgées réjouissantes en pleine journée, en toute imprévision, sans aucune injonction implicite... A la liberté!"

"Elle m'a donné les coordonnées d'un médecin dans le 15è, un gaucho paraît-il, qui lui a donné un arrêt sans problème lors de sa délicate démission... en gros elle m'a bien fait comprendre qu'il me délivrait le-dit papier sans trop de difficultés..."

"Désolé j'avais lu ton mail mercredi et comme je faisais autre chose en même temps, j'ai oublié de te répondre !!"

"C’est les montagnes russes hormonales depuis que j’ai arrêté la pilule et la je suis en phase 2 et je n’en peux plus de tout ce qui a une bite. Je n’ai jamais été en chaleur comme ca..."

"LE PUB MA TUER"

"Le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur?"

"On a été boire des coups jusque tard et j’ai été malade (poliment dit pour: j’ai retapisse les chiottes). Je ne sais pas s’il s’en est aperçu mais c’était trop cramé je suis sure. La biffe totale. Puis on s’est tape un trip en bus, puis attente de taxi à n’en plus finir, goinfrade de kebabs dégueux, engueulade avec le chauffeur de taxi, maison. La loose totale en fait, mais pas mal drôle. Car rien n'a change en fait. Si ce n’est l'âge et les expériences."

yyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeesssssssssssssssssssssssssssssssssssss!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

NO
NONONON nononono no
no
no
NOOOOOO
NO
N
N
OOOOOO

"Putain ya ma colloc qui vient de rester genre 10 minutes dans la pièce, on ne s’est pas adressé la parole, vivement quelle se casse bordel."

"Le temps, la routine, toujours la même chose, la même ville, les mêmes gens, pas assez de folie, pas assez de rencontres intéressantes et surtout personne à qui confier tout cela à qui raconter tout ce qui m'arrive minute après minute, avec qui faire des projets; bref un sentiment de solitude."

"J’avais pas du tout bu depuis 2 semaines à cause des médocs pour les dents de sagesse et là j ai été bourrée super vite (je pense que j ai bu super vite aussi!). Du coup on est rentré vers 2h et j’ai gerbé 3 fois dans la nuit!!"

"J’ai le maquillage qui dégouline encore d’hier soir."

"Nos 2 âmes me semblent pas mal sœur, sans vouloir dire de gros mots...."

"J’ai pour seul colocataire mon rasta-bichon qui se traîne avec ses 13 piges."

"Elle me fait faire des trucs de ouf genre regarder l'élection de miss France à la télé ou faire de la danse tous les jeudis soirs."

"Bon allez il faut que je m'occupe du parlement européen!!"


"Bon je vais te laisser, je dois réparer ma bicyclette, malade depuis 2 mois.... "


"Allez je te salue, il faut que j’aille à la banque qui essaye de m’enculer."

"Je resterai bien a discuter le bout de gras, mais suis vraiment trop crevée. Nouvelles tu voulais, nouvelles tu as eu."

"Envoyé de mon micro-ondes"

"Désolé pour ce mail affreux."

jueves, 27 de agosto de 2009

Le duel sans vainqueur

La chair moite et dans un épais sommeil,
Je rêve de démangeaison et me gratte avec ferveur.

La jambe me démange, derrière le genou, sous la cuisse, près de la cheville. Avant même de dresser l’inventaire complet de mes blessures, je l’entends pavaner.

Bizzzz de la provocation suprême,
Bizzzz de l’appel en duel.

J’allume violemment la lumière, affamée par un sombre désir de représailles.

Bizzzz,
Bizzzz


Je me retourne, il est juste derrière moi. Je saisi un livre au hasard, et d'une grand bam ! je l'extermine contre le mur.

Je découvre le coeur battant que l’arme du crime est Albert Einstein, et que le sang de la victime n’est autre que le mien.

domingo, 23 de agosto de 2009

Augusto Monterroso

Cómo acercarse a las fábulas
Con precaución, como a cualquier cosa pequeña. Pero sin miedo. Finalmente se descubrirá que ninguna fábula es dañina, excepto cuando alcanza a verse en ella alguna enseñanza. Esto es malo. Si no fuera malo, el mundo se regiría por las fábulas de Esopo; pero en tal caso desaparecería todo lo que hace interesante el mundo, como los ricos, los prejuicios raciales, el color de la ropa interior y la guerra; y el mundo sería entonces muy aburrido, porque no habría heridos para las sillas de ruedas, ni pobres a quienes ayudar, ni negros para trabajar en los muelles, ni gente bonita para la revista Vogue. Así, lo mejor es acercarse a las fábulas buscando de qué reír. —Eso es. He ahí un libro de fábulas. Corre a comprarlo. No, mejor te lo regalo: verás, yo nunca me había reído tanto.
(Tomado de La palabra mágica, México, 1983)


El Conejo y el León
Un célebre Psicoanalista se encontró cierto día en medio de la Selva, semiperdido.
Con la fuerza que dan el instinto y el afán de investigación logró fácilmente subirse a un altísimo árbol, desde el cual pudo observar a su antojo no sólo la lenta puesta del sol sino además la vida y costumbres de algunos animales, que comparó una y otra vez con las de los humanos.
Al caer la tarde vio aparecer, por un lado, al Conejo ; por otro lado, al León.
En un principio no sucedió nada digno de mencionarse, pero poco después ambos animales sintieron sus respectivas presencias, y, cuando toparon el uno con el otro, cada cual reaccionó como lo había venido haciendo desde que el hombre era hombre.
El León estremeció la Selva con sus rugidos, sacudió la melena majestuosamente como era su costumbre y hendió el aire con sus garras enormes ; por su parte, el Conejo respiró con mayor celeridad, vio un instante a los ojos del León, dio media vuelta y se alejó corriendo.
De regreso a la ciudad el célebre Psicoanalista publicó cum laude su famoso tratado en que demuestra que el León es el animal más infantil y cobarde de la Selva, y el Conejo el más valiente y maduro : el León ruge y hace gestos y amenaza al Universo movido por el miedo ; el Conejo advierte esto, conoce su propia fuerza y se retira antes de perder la paciencia y acabar con aquel ser extravagante y fuera de sí, al que comprende y que después de todo no le ha hecho nada.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

La Oveja negra
En un lejano país existió hace muchos años una Oveja negra.
Fue fusilada.
Un siglo después, el rebaño arrepentido le levantó una estatua ecuestre que quedó muy bien en el parque.
Así, en los sucesivo, cada vez que aparecían ovejas negras eran rápidamente pasadas por las armas para que las futuras generaciones de ovejas comunes y corrientes pudieran ejercitarse también en la escultura.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)


El Burro y la Flauta
Tirada en el campo estaba desde hacía tiempo una Flauta que ya nadie tocaba, hasta que un día un Burro que paseaba por ahí resopló fuerte sobre ella haciéndola producir el sonido más dulce de su vida, es decir, de la vida del Burro y de la Flauta.
Incapaces de comprender lo que había pasado, pues la racionalidad no era su fuerte y ambos creían en la racionalidad, se separaron presurosos, avergonzados de lo mejor que el uno y el otro habían hecho durante su triste existencia.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)


La Rana que quería ser una rana auténtica
Había una vez una Rana que quería ser una Rana auténtica, y todos los días se esforzaba en ello.
Al principio se compró un espejo en el que se miraba largamente buscando su ansiada autenticidad.
Unas veces parecía encontrarla y otras no, según el humor de ese día o de la hora, hasta que se cansó de esto y guardó el espejo en un baúl.
Por fin pensó que la única forma de conocer su propio valor estaba en la opinión de la gente, y comenzó a peinarse y a vestirse y a desvestirse (cuando no le quedaba otro recurso) para saber si los demás la aprobaban y reconocían que era una Rana auténtica.
Un día observó que lo que más admiraban de ella era su cuerpo, especialmente sus piernas, de manera que se dedicó a hacer sentadillas y a saltar para tener unas ancas cada vez mejores, y sentía que todos la aplaudían.
Y así seguía haciendo esfuerzos hasta que, dispuesta a cualquier cosa para lograr que la consideraran una Rana auténtica, se dejaba arrancar las ancas, y los otros se las comían, y ella todavía alcanzaba a oír con amargura cuando decían que qué buena Rana, que parecía Pollo.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)


La Cucaracha soñadora
Era una vez una cucaracha llamada Gregorio Samsa que soñaba que era una cucaracha llamada Franz Kafka que soñaba que era un escritor que escribía acerca de un empleado llamado Gregorio Samsa que soñaba que era una cucaracha.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

La Fe y las Montañas
Al principio la Fe movía montañas sólo cuando era absolutamente necesario, con lo que el paisaje permanecía igual a sí mismo durante milenios.
Pero cuando la Fe comenzó a propagarse y a la gente le pareció divertida la idea de mover montañas, éstas no hacían sino cambiar de sitio, y cada vez era más difícil encontrarlas en el lugar en que uno las había dejado la noche anterior ; cosa que por supuesto creaba más dificultades que las que resolvía.
La buena gente prefirió entonces abandonar la Fe y ahora las montañas permanecen por lo general en su sitio.
Cuando en la carretera se produce un derrumbe bajo el cual mueren varios viajeros, es que alguien, muy lejano o inmediato, tuvo un ligerísimo atisbo de Fe.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

Mister Taylor
—Menos rara, aunque sin duda más ejemplar —dijo entonces el otro—, es la historia de Mr. Percy Taylor, cazador de cabezas en la selva amazónica.
Se sabe que en 1937 salió de Boston, Massachussets, en donde había pulido su espíritu hasta el extremo de no tener un centavo. En 1944 aparece por primera vez en América del Sur, en la región del Amazonas, conviviendo con los indígenas de una tribu cuyo nombre no hace falta recordar.
Por sus ojeras y su aspecto maléfico pronto llegó a ser conocido allí como «el gringo pobre», y los niños de la escuela hasta lo señalaban con el dedo y le tiraban piedras cuando pasaba con su barba brillante bajo el dorado sol tropical. Pero esto no afligía la humilde condición de Mr. Taylor porque había leído en las Obras Completas de William G. Knight que si no se siente envidia de los ricos la pobreza no deshonra.

(Tomado de Obras completas y otros cuentos, México, Era, 1959.)



La mosca que soñaba que era un águila
Había una vez una Mosca que todas las noches soñaba que era un Águila y que se encontraba volando por los Alpes y por los Andes.
En los primeros momentos esto la volvía loca de felicidad; pero pasado un tiempo le causaba una sensación de angustia, pues hallaba las alas demasiado grandes, el cuerpo demasiado pesado, el pico demasiado duro y las garras demasiado fuertes; bueno, que todo ese gran aparato le impedía posarse a gusto sobre los ricos pasteles o sobre las inmundicias humanas, así como sufrir a conciencia dándose topes contra los vidrios de su cuarto.
En realidad no quería andar en las grandes alturas o en los espacios libres, ni mucho menos.
Pero cuando volvía en sí lamentaba con toda el alma no ser un Águila para remontar montañas, y se sentía tristísima de ser una Mosca, y por eso volaba tanto, y estaba tan inquieta, y daba tantas vueltas, hasta que lentamente, por la noche, volvía a poner las sienes en la almohada.
(Tomado de La Oveja Negra y demás fábulas, 1969)

jueves, 6 de agosto de 2009

Expresión escrita

A lo largo de mi vida, he conocido a muchas personas que me han sorprendido, ya sea de manera positiva o negativa. Hoy voy a hablar de la primera persona que me decepcionó.

Debía de tener 4 o 5 años, e iba por la calle con mi madre, cuando apareció un señor que me era muy familiar : era un anciano, gordito, que llevaba una barba blanca muy larga y muy pura. Al verlo, me puse a correr hacía él y sus brazos me acogieron con cariño. Me sonrió, diciéndome que se alegraba de verme.

Ese hombre, por supuesto, era el Papa Noel, y me encantaba su traje rojo. Me prometió juguetes maravillosos. Para conseguir sus regalos, seguí sus instrucciones al pie de la letra : paré de mentir y de llorar por cualquier cosa, o al menos lo intenté con mi mejor voluntad.

Unos días más tarde, mi hermano mayor entró en mi cuarto y me dijo : « Ven, que te voy a enseñar algo, pero no se lo digas a los padres. » Sentí que había gato encerrado, pues bien sabía como era mi hermano.

Me llevó al cuarto de mis padres y se arrodilló para sacar unas bolsas llenas de regalos que se encontraban debajo de la cama de nuestros progenitores. Mi hermano me miró con una sonrisa maléfica, y empece a tener la mosca detrás de la oreja.

« Qué te creías ? Papa Noel no existe, son los padres que lo inventaron, son ellos los que traen los regalos. »

Yo no quería creerlo, pero la prueba era obvia, y estaba a punto de llorar. Me fui pitando a buscar a mi madre, que estaba preparando la cena, y le pregunté :

« Existe el Papa Noel ? »
« Claro que sí, mi amor », me contestó ella, sin parar de cortar las zanahorias.
« Pero, de verdad que existe ? No será una invención tuya?”

Mi madre parecía incomoda, y tardó unos segundos en buscar las palabras adecuadas. Esos segundos me parecieron una eternidad.

Al enterarme de la verdad, me sentí enojada y muy triste a la vez. Fue aquel día que entendí que los adultos también podían mentir.

Desde entonces, he vuelto a encontrarme con ese hombre mil veces, en varias ciudades, en varios paises, pero nunca le hago caso. Lo veo engañar a miles de niños como me engaño a mi, y todavía no acabo de comprender por qué.

viernes, 24 de julio de 2009

Jeffrey Lewis Band

Un jeudi soir dans un bar absolument ridiculement petit et packedisimo bondé, Le Jeffrey Lewis Band, le génial mega cool groovy spounky maître son excellence punk history (AT-CHOUM!) trooooooooop super anxiety attack last time i did acid i went insane the brillant man with the golden arm a joué.
Roll bus roll!
Ils sont déjà partis, et c'est bien dommage. J'espère pouvoir les croiser un jour a un arrêt de bus, alors qu'ils font la manche, comme là:

jueves, 23 de julio de 2009

6H39 AM

Ma prostitution vaut-elle mieux que la leur?


Ah qu'il est bon d'éteindre les lumières alors que s'imposent les premières lueurs du jour!
Après une longue nuit,
En l'échange de quelques roublards, à plancher sur une traduction merveilleusement...
...Pornographique!

Puisqu'il est si bon d'aller goûter l'air de l'aube de l'air de l'air de l'air
De l'aube
Allons fêter la naissance de cette nouvelle journée,
Allons parcourir les rues désertes, l'œil toujours vaillant, -bien entraîné qu'il est,
Aux nuits d'insomnies et aux renards battants

Ah comme la nuit me fut intense,
Comme le matin me fait planer,

Mais, amis des songes, ne rêvez plus!
Dans une heure je croiserai bérets et cravates de benêts
A l'affût de leur nouvelle journée,
Dont moi, vous m'excuserez, je me ferai gracieusement exempter!

martes, 21 de julio de 2009

Song of the day - Jacques Brel "Au Suivant"


1964. Brel écrivait cette chanson qui retrace les visites des conscrits se faisant déniaiser au bordel, visites fugaces, encadrées et minutées, et qui laissent leur lot de traces ineffaçables.

45 ans plus tard je ne cesse de lire et relire ses mots, les laisser glisser en moi, puis les décortiquer, en chercher les jeux de mots, observer les prouesses de Brel qui permettent de combiner la trivialité au drame (Oui c’est ça d’être au chômage).

Je regarde en boucle son interprétation confondante, chaque crescendo dans sa voix, sa présence sur scène, ses mimiques, qui sont autant de pépites illuminées dans l’absurdité de la masse humaine. Après avoir passé ma nuit, blanche, puis ma journée, incolore, à visionner et à lire des interviews dans lesquelles se laisse entrevoir sa vision du monde, je comprends parfaitement pourquoi tu l’aimes tant.





Tout nu dans ma serviette qui me servait de pagne
J'avais le rouge au front et le savon à la main
Au suivant au suivant

J'avais juste vingt ans et nous étions cent vingt
A être le suivant de celui qu'on suivait
Au suivant au suivant

J'avais juste vingt ans et je me déniaisais
Au bordel ambulant d'une armée en campagne
Au suivant au suivant

Moi j'aurais bien aimé un peu plus de tendresse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps
Mais au suivant au suivant

Ce ne fut pas Waterloo mais ce ne fut pas Arcole
Ce fut l'heure où l'on regrette d'avoir manqué l'école
Au suivant au suivant

Mais je jure que d'entendre cet adjudant de mes fesses
C'est des coups à vous faire des armées d'impuissants
Au suivant au suivant

Je jure sur la tête de ma première vérole
Que cette voix depuis je l'entends tout le temps
Au suivant au suivant

Cette voix qui sentait l'ail et le mauvais alcool
C'est la voix des nations et c'est la voix du sang
Au suivant au suivant

Et depuis chaque femme à l'heure de succomber
Entre mes bras trop maigres semble me murmurer
Au suivant au suivant

Tous les suivants du monde devraient se donner la main
Voilà ce que la nuit je crie dans mon délire
Au suivant au suivant

Et quand je ne délire pas j'en arrive à me dire
Qu'il est plus humiliant d'être suivi que suivant
Au suivant au suivant

Un jour je me ferai cul-de-jatte ou bonne sœur ou pendu
Enfin un de ces machins où je ne serai jamais plus
Le suivant le suivant

viernes, 17 de julio de 2009

Mais qui est vraiment Ryan?



En sortant du petit Boeing Ryanair, j’ai la nausée, le teint blême et la tête prête à éclater, grosse comme une citrouille.


Pourtant, le vol n’a duré qu’une heure et demie, le pilote a manœuvré décollage et atterrissage comme un souffle dans une étoffe de soie, et aucune turbulence n’est venue secouer mon petit cœur.

Mais Ryanair a su inventer ses propres turbulences. Depuis un certain temps, la compagnie m’agace avec sa politique du tout payant. Pour maximiser ses coûts d'exploitation, elle instauré des taxes de plus en plus nombreuses : taxe pour les bagages en soute, pénalité pour l'enregistrement à l’aéroport, prélèvement pour le paiement par carte de crédit, tout est bon à prendre.

Et dans mon vol, pas plus d’une minute sans slogan publicitaire ou vente agressive de produits divers. Entre les tentatives lourdes et répétées de refourguer cacahuètes agrémentées de cognac, cartes téléphoniques Vodafone, parfums de luxe, une grande tombola (payante) est organisée pour, peut être, gagner un vol Ryanair à 1 euro. Et cerise sur le gâteau, Ryanair sait innover : « achetez-donc nos cigarettes sans fumée pour vous livrer à votre activité favorite sans gêner vos voisins ».
Pourquoi ne pas faire payer les ceintures de sécurité ou faire participer les voyageurs aux contrôles techniques de sécurité ?

Après enquête, il semblerait que Michael O’Leary, le cynique PDG de Ryanair, n’ait pas vraiment besoin de mes suggestions, son imagination dépassant l’entendement. O’Leary est également un homme qui va de l’avant, qui affiche son contentement de la récession actuelle, affirmant qu'ainsi que Ryanair serait "débarrassée des compagnies déficitaires minables et pourrait acheter des avions moins chers''.

Parmi les nouvelles idées de Ryanair :

- faire voyager certains passagers debout pour gagner de la place. Selon O’Leary, « on voyage bien debout en bus, pourquoi pas en Airbus ? ». Je trouve ça génial, peut être qu’un jour on pourra voyager en terrasse, en s’accrochant aux ailes de l’avion.
- taxer les obèses, en fonction de leur Indice de Masse Corporelle : "Ce n'est pas contre la loi. Nous pouvons faire passer cela pour une question de sécurité", a affirmé M. O'Leary. Il a finalement renoncé, car il semblerait que peser chaque passager retarderait trop l’enregistrement. Pourquoi ne pas mettre les gros en soute ?
- faire payer les toilettes. Ou éventuellement les supprimer tout bonnement, car « cela permettra d'augmenter de 6 sièges la capacité de l'avion".
- monter un service haut de gamme, en incluant free blowjobs pour businessmen. Non, ce n’est pas une blague, je vous propose d’ailleurs de regarder la vidéo suivante :



Celle-ci n'est pas mal non plus:



Sinon, pour ceux que ça interesse, il y a un bon documentaire sur Ryanair (ça dure 47 minutes) On y apprend pas mal de choses assez déroutantes sur la compagnie.









jueves, 16 de julio de 2009

Hafdis Huld - Tomoko

It's hard to hang out with Tomoko.



Because she isn't interesting at all.

domingo, 12 de julio de 2009

Last days in Paris

« Or, dit Pantagruel, faisons un peu bonne chère et buvons, je vous en prie, enfants, car il fait bon boire. »
François Rabelais, Pantagruel