Toutes les nuits passe le camion des ordures.
Les nuits insomnantines, je sors à l’observer.
En descendent des éboueurs, passagers armés de silence glacé.
Je me mets alors en position, du haut de mon balcon.
Travailleurs de la propreté, travailleurs dénigrés.
Que j’aime à sortir vous épier, au guêt, privilégiée sur mon balconnet.
Les petits hommes, vert et jaune vêtus, s’agrippent au camion, font un petit tour et puis déjà s’en vont. Effacé l’indésiré, disgrâce de l’humanité empaquetée, ordures amurées.
Reste l’odeur fétide illuminée par la dignité d’un labeur noble.
I want you
Hace 15 años
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