viernes, 17 de julio de 2009

Mais qui est vraiment Ryan?



En sortant du petit Boeing Ryanair, j’ai la nausée, le teint blême et la tête prête à éclater, grosse comme une citrouille.


Pourtant, le vol n’a duré qu’une heure et demie, le pilote a manœuvré décollage et atterrissage comme un souffle dans une étoffe de soie, et aucune turbulence n’est venue secouer mon petit cœur.

Mais Ryanair a su inventer ses propres turbulences. Depuis un certain temps, la compagnie m’agace avec sa politique du tout payant. Pour maximiser ses coûts d'exploitation, elle instauré des taxes de plus en plus nombreuses : taxe pour les bagages en soute, pénalité pour l'enregistrement à l’aéroport, prélèvement pour le paiement par carte de crédit, tout est bon à prendre.

Et dans mon vol, pas plus d’une minute sans slogan publicitaire ou vente agressive de produits divers. Entre les tentatives lourdes et répétées de refourguer cacahuètes agrémentées de cognac, cartes téléphoniques Vodafone, parfums de luxe, une grande tombola (payante) est organisée pour, peut être, gagner un vol Ryanair à 1 euro. Et cerise sur le gâteau, Ryanair sait innover : « achetez-donc nos cigarettes sans fumée pour vous livrer à votre activité favorite sans gêner vos voisins ».
Pourquoi ne pas faire payer les ceintures de sécurité ou faire participer les voyageurs aux contrôles techniques de sécurité ?

Après enquête, il semblerait que Michael O’Leary, le cynique PDG de Ryanair, n’ait pas vraiment besoin de mes suggestions, son imagination dépassant l’entendement. O’Leary est également un homme qui va de l’avant, qui affiche son contentement de la récession actuelle, affirmant qu'ainsi que Ryanair serait "débarrassée des compagnies déficitaires minables et pourrait acheter des avions moins chers''.

Parmi les nouvelles idées de Ryanair :

- faire voyager certains passagers debout pour gagner de la place. Selon O’Leary, « on voyage bien debout en bus, pourquoi pas en Airbus ? ». Je trouve ça génial, peut être qu’un jour on pourra voyager en terrasse, en s’accrochant aux ailes de l’avion.
- taxer les obèses, en fonction de leur Indice de Masse Corporelle : "Ce n'est pas contre la loi. Nous pouvons faire passer cela pour une question de sécurité", a affirmé M. O'Leary. Il a finalement renoncé, car il semblerait que peser chaque passager retarderait trop l’enregistrement. Pourquoi ne pas mettre les gros en soute ?
- faire payer les toilettes. Ou éventuellement les supprimer tout bonnement, car « cela permettra d'augmenter de 6 sièges la capacité de l'avion".
- monter un service haut de gamme, en incluant free blowjobs pour businessmen. Non, ce n’est pas une blague, je vous propose d’ailleurs de regarder la vidéo suivante :



Celle-ci n'est pas mal non plus:



Sinon, pour ceux que ça interesse, il y a un bon documentaire sur Ryanair (ça dure 47 minutes) On y apprend pas mal de choses assez déroutantes sur la compagnie.









5 comentarios:

truffilare dijo...

j'en pleure de rire...la tete de l'avion boursouffle!!

trufencolère dijo...

petit commentaire rageur: Quelques jours apres avoir lu ton récit, je réserve à mon tour un vol. Pas Ryanair mais Easyjet. Et quelle ne fut pas ma surprise de me faire charger la modique somme de...10€ pour le paiement par carte bancaire!!! Inutile de préciser que les solutions à moindre cout sont pour des cartes quasi-inexistantes. Non mais comment osent ils? Si je m'écoutais, je boycotterais l'avion une fois pour toute (ou du moins, ces compagnies dites 'discount'). Mais bon, le dilemme se présente lorsqu'on habite sur ile...J'aurais beaucoup a dire sur l'expression 'se couler dans le moule'. Mouais.

H. dijo...

ils finiront par avoir notre peau...
Mais ou vas-tu donc avec ton petit avion?
Bizzz

t dijo...

bah! en france!

H. dijo...

Bah! Il me semblait que tu avais réservé tes billets depuis belle lurette!