jueves, 27 de agosto de 2009

Le duel sans vainqueur

La chair moite et dans un épais sommeil,
Je rêve de démangeaison et me gratte avec ferveur.

La jambe me démange, derrière le genou, sous la cuisse, près de la cheville. Avant même de dresser l’inventaire complet de mes blessures, je l’entends pavaner.

Bizzzz de la provocation suprême,
Bizzzz de l’appel en duel.

J’allume violemment la lumière, affamée par un sombre désir de représailles.

Bizzzz,
Bizzzz


Je me retourne, il est juste derrière moi. Je saisi un livre au hasard, et d'une grand bam ! je l'extermine contre le mur.

Je découvre le coeur battant que l’arme du crime est Albert Einstein, et que le sang de la victime n’est autre que le mien.

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